Minières

 

Nickel : La plus grande concentration découverte jusqu’ici se trouve sur le mont Kakoulima

 

UraniumMétaux de base : Il faut noter que des occurrences minérales polymétalliques sont observées au centre et au sud du pays ; l’Uranium dans la région de Firawa entre Kissioudou et Faranah.

BauxiteBauxite : Les gisements de bauxite se trouvent en Basse –côte et en moyenne Guinée. Les réserves avoisinenet les 40 milliards de tonnes avec 40 % d’alumine et SIO3 inférieur à 3%. Une partie est exploitée par les grandes compagnies comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et le Groupe Russkyi Aluminy (RUSAL).

Minerai de FerFer : Malgré sa répartition dans toutes les 4 régions naturelles, sa plus forte concentration est située dans la zone Beyla – Yomou – Lola – Nzérékoré. Les réserves totales sont estimées à plus de 20 milliards de tonnes. Dans la partie du Sud-Est du pays, la société Rio Tinto est très avancée dans la prospection.

BauxiteBauxite : Les gisements de bauxite se trouvent en Basse –côte et en moyenne Guinée. Les réserves avoisinenet les 40 milliards de tonnes avec 40 % d’alumine et SIO3 inférieur à 3%. Une partie est exploitée par les grandes compagnies comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et le Groupe Russkyi Aluminy (RUSAL)

L’HISTOIRE DE L’OR EN GUINEE

L’histoire de l’Afrique Occidentale en général et celle de la Guinée en particulier, sont liées à l’or. C’est l’or qui a fait la grandeur, la puissance et la prospérité des grands empires Ouest-Africains, L’Empire du Mali au XIIIe siècle.

L’or de Guinée est de bonne qualité, titrant entre 850 et 980% (soit de 20 à 23,5 carats). Il se présente surtout sous forme de gisements secondaires (alluvions des lits et des terrasses de cours d’eau) ou primaires (filons, veines de quartz). Ces gisements sont exploités aussi bien de façon artisanale, semi-industrielle qu’industrielle.

Les principales régions aurifères connues en Guinée sont:

  • Le bassin du Haut-Niger (Siguiri, Niandan-Bani, Mandiana, Dinguiraye) avec des teneurs moyennes de 1 à 10 g/m 3 de sédiments;
  • Le cercle de Fitaba (Mamou-Faranah) avec des teneurs de 0,42 à 3,8 g/m 3 de sédiments;
  • La région de Sierra-Forèà l’est de Kindia (conglomérats aurifères de Mambia, Or de Boko);
  • La région de N’Zérékoré (Gama-Karana-Yomou) avec des teneurs de 1 à 4 g/m 3 de sédiments.

L’essentiel de la production d’or de Guinée est tiré de la Haute-Guinée (Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye) dans les formations birrimiennes du protérozoïque supérieur . Le potentiel en or de la Guinée est estimé à plusieurs centaines de tonnes d’or.

De 1988 à 1992, la Direction Nationale de la Recherche Géologique et Minière a étendu ses travaux de cartographie au 1/200.000 au centre et au nord du pays (45.000Km2). Des missions isolées et les rapports périodiques des sociétés minières renforcent sans cesse nos connaissances sur le potentiel aurifère.

Plusieurs sociétés étrangères (Ashanti, SEMAFO, Golden Limbo Rock, WAMCO, SAGEM, Hereford Securities and Management, Golden Prospect, Patrician, Reunion Mining, Lithos, etc) se sont implantées en Guinée. En effet, anticipant à moyen terme une consolidation des cours mondiaux de l’or, ces sociétés attirèrent en Guinée des investissements en provenance de pays industrialisés tels le Canada, l’Australie, la France, la Norvège, et des pays africains dont l’Afrique du Sud, le Ghana et le Maroc, entre autres.

Présentement, la Guinée produit annuellement 8 à 10 tonnes d’or. Cette production se répartit entre les orpailleurs et deux sociétés industrielles: la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

De 1995 à 1998, plus de quatre-vingt-quatre permis de recherche d’or ont été attribués et la production d’or devrait croître fortement dans les prochaines années.

La production artisanale d’or (l’orpaillage) emploie plus de monde, que l’exploitation artisanale du diamant et est ancrée plus profondément dans la tradition guinéenne. L’orpaillage, est réservé aux nationaux. Sa production est vendue à des collecteurs ou directement à la Banque Centrale, laquelle possède deux laboratoires d’analyse à Kankan et à Conakry. Cette dernière fixe le prix d’achat de l’or brut produit à partir du fixing de Londres.

LA GUINÉE EN BREF (Données statistiques de l’Institut National de la Statistique)

S PHOTO DONNEES STATISTQ

I. Indicateurs clés

Indicateurs Récents
Indice des Prix Mai 2016 (base 100 = 2002)
IHPC Mai 2016  805,1
Commerce Extérieur (Milliards GNF) –   Année 2012
Importations 21 027,59
Exportations 11 217,82
Monnaie et Crédit    (Milliards GNF) – Août 2015
Avoirs Extérieurs Nets 1 747,1
Crédits à l’Etat 9 434,8
Autres indicateurs 2015
Effectif civil moyen de la Fonction Publique (Fin Août 2015) 96 225
Taux d’inflation (Mai 2016) 8,2%
PNB/hbts (en USD) 548,2
PIB/hbts (en USD) 582,0
Effectif de la Population 10 523 261 (RGPH3, du 1er Mars au 2 Avril 2014)
Indice synthétique de fécondité 5,1 (Année 2012)
Taux brut de natalité 34,0 °/oo
Taux brut de mortalité 12,0 °/oo
Espérance de vie à la naissance 56 ans
Transition Démographique La Guinée entame la 2ème phase de la transition démographique. Le pays est caractérisé par un modèle de transition démographique lent.

II. Organisation administrative

Sur le plan administratif, la Guinée est subdivisée en sept Régions Administratives auxquelles s’ajoute la ville de Conakry (Capitale) qui jouit d’un statut particulier de collectivité décentralisée. Chaque région administrative est constituée de Préfectures dont le nombre est variable. Au total, il existe 33 préfectures, 38 communes (dont 5 à Conakry), 302 communes rurales.

La Guinée dispose d’un potentiel minier important considéré comme un des leviers de l’économie nationale. A ce titre, le secteur minier a été placé au cœur d’un vaste et profond processus de réforme visant à renforcer son impact sur l’économie nationale, et plus généralement sur le développement socio-économique du pays.

Secteur de croissance prioritaire au même titre que l’agriculture et l’énergie, le secteur minier guinéen repose sur une concentration de ressources minérales, reconnue comme l’une des plus importantes au monde :

  • Bauxite (+ 40 milliards de tonnes de bauxite à 40% Al2O3),
  • Minerais de fer (+20 milliards de tonnes de haute qualité),
  • Or (plusieurs milliers de tonnes),
  • Diamant (généralement de qualité joaillerie)
  • Indices importants d’uranium, de graphite, de cuivre et de pétrole.

Bauxite et Alumine

Fer

Or

Diamant

Pétrole

Les mines contribuent à hauteur de 12 à 15% du PIB de la Guinée à travers plusieurs exploitations :

  • Or : plus de 700 000 onces par an (parmi les 10 premiers producteurs du continent Africain),
  • Diamant : 700 000 carats par an en moyenne (2010-2015, production totalement artisanale).

Ainsi, la vocation minière de la Guinée est toute prescrite.

Les dotations minérales du pays ont été jusqu’à présent faiblement exploitées.

Depuis 2013, le gouvernement guinéen a mis en œuvre une nouvelle politique minière dont l’objectif vise à favoriser plus de rentabilité pour les investisseurs, élargir la base des recettes fiscales du pays et promouvoir plus de valeur ajoutée locale, à travers 5 grands axes d’orientation : (1) Intensifier la recherche géologique ; (2) Favoriser la transformation sur place ; (3) Restructurer et consolider les sociétés minières d’économie mixte en difficulté ; (4) Promouvoir les investissements privés ; (5) Poursuivre la réforme de l’environnement juridique, fiscal et institutionnel du secteur.

Les nombreux efforts consacrés au renforcement du cadre réglementaire et de gouvernance du secteur, s’inscrivent dans une stratégie visant à faire des mines la locomotive du développement socio-économique de la Guinée. Ouvrant ainsi la voie à des opportunités d’investissements majeures dans l’exploitation minière en Guinée.