Agricoles

Sources: Rapport Général de l’enquête agricole – Campagne agricole 2014-2015 et INS (2016)

Terres arables

6,2 millions d’hectares ; (50 % exploités soit 3,3 millions d’hectares et 10% annuellement cultivés 0,62 millions d’hectares)

Potentiel de terres irrigables

364 000 ha (seuls 30 200 ha actuellement aménagés)

Réseau fluvial

6 250 km
1 161 cours d’eau
24 bassins versants

Patrimoine Forestier

Environ 2,7 millions d’hectares soit 11 % du territoire national

Pluviométrie favorable

Entre 1200 mm au Nord et Nord-Est et 6 000 mm dans le Fouta Djalon ; plus de 400 milliards de m3 d’eau/an

Présentation Sectorielle : Agriculture

L’agriculture guinéenne dispose d’importants atouts qui offrent de nombreuses possibilités d’accélération de la croissance et de création d’emplois durables. Ce potentiel présente la capacité à la fois d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population, de dégager des revenus d’exportation importants, notamment par le biais des cultures de rente et d’ouvrir la voie à des investissements rentables et à forte valeur ajoutée.

Identifié comme un secteur de croissance prioritaire au même titre que ceux de l’énergie et des mines, l’agriculture a récemment amorcé une tendance à la diversification avec la relance de la culture du coton, et le développement de l’hévéa et des palmeraies.
Le Gouvernement a adopté depuis 2007 une Politique Nationale de Développement de l’Agriculture (PNDA). Son ambition est de développer, sur la base du Plan National d’Investissement Agricole et de sécurité Alimentaire (PNIASA), une agriculture moderne, durable, productive, et compétitive  sur les marchés intracommunautaires et internationaux.
Le secteur privé joue un rôle de premier plan pour l’atteinte de ces objectifs, notamment dans les domaines de l’approvisionnement, de la production, de la commercialisation et des offres de services agricoles.

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Avantages concurrentiels

La diversité des conditions climatiques, les ressources hydrauliques et la fertilité des sols confèrent à la Guinée un avantage comparatif naturel dans la production d’une grande variété de produits.

Le potentiel des terres, où un contrôle de l’eau est possible est également considérable. Il est évalué à 520.000 ha dont 140.000 ha de la terre en mangrove et arrière mangrove, et 200.000 ha de plaines alluviales fluviales.

Une superficie de 24,6 millions d’hectares, la Guinée a 6,2 millions d’hectares de terre arables, dont seulement le 50% sont exploités soit une superficie cultivée de 3.3 millions d’hectares (y compris jachères). Des 364.000 hectares de terres irrigables, seuls 30.200 sont actuellement aménagées.

1.250.000 exploitants agricoles représentant environ 6.5 millions de personnes soit 55% de la population totale.

Les Opportunités en Bref

Le secteur agricole présente une diversité agro-écologique favorisant le développement de systèmes de productions diversifiés. Le pays est réparti en quatre (4) zones naturelles, chacune présentant un potentiel agro-écologique différent.
La superficie totale cultivée en Guinée pour les principales cultures vivrières s’est établie lors de la campagne agricole 2014/2015 à 3 591 141 ha contre seulement 1 339 846 ha en 2000/2001 lors du dernier recensement national de l’agriculture.

  1. La Guinée Maritime

La région qui regroupe le maximum de cultures d’exportation. La filière ananas y est en pleine réhabilitation. La production des mangues, des avocats et des bananes progresse régulièrement. Au début des années 1960, la production bananière y avait atteint le chiffre record de 100 000 tonnes.

  1. La Moyenne Guinée

La région de l’élevage par excellence, le Fouta Djalon de par son climat, est la région des produits maraîchers : tomates, oignons, aubergines, etc.
Depuis 12 ans, la culture de la pomme de terre y connaît un grand essor non seulement pour la consommation locale, mais aussi l’exportation. Haute Guinée.

  1. La Haute Guinée
Pays de savane, favorise la culture du coton. Son extension progressive permet aujourd’hui de produire plus de 30 000 tonnes/an. Actuellement, la filière est en cours de restructuration. La région dispose également d’immenses étendues de plaine rizicole le long du fleuve Niger l’un des plus importants d’Afrique.
  1. La Guinée Forestière

La promotion agricole porte sur les cultures de café, d’hévéa et de palmier à huile. Environ 200 000 ha sont cultivés. La production de café est passée de 1 000 tonnes en 1984 à 20 000 tonnes actuellement . La SOGUIPAH, un des acteurs majeurs dans la région, dispose de plus de 10 000 hectares pour l’ensemble des deux cultures en plus de projets de riz pisciculture qu’elle développe dans la région.

L’Agriculture et l’entrepreneuriat agricole vont de l’avant en Guinée

La Guinée vient d’assurer 89% du financement de son projet d’appui à la transformation de l’agriculture guinéenne et de l’entrepreneuriat agricole des jeunes (PATAG EAJ) grâce à un financement sous forme d’un don et d’un prêt de $11 millions de la Banque africaine de développement (BAD).

Le projet, d’une durée de quatre ans, ciblera la filière rizicole et les produits maraichers dans les préfectures de Boké et Boffa avec l’aménagement des bas-fonds sur 237 hectares, la production de semences, la création de jardins pour les femmes,  la réalisation de plus de 65 km de pistes, la construction de marchés et magasins, etc., indique la BAD.

Le PATAG offrira aussi un accompagnement à 5 000 producteurs, 1 000 jeunes et femmes, 100 semenciers, 100 groupements et 20 unions de groupements de femmes et de jeunes.

Lancement en Guinée de la campagne de commercialisation du café et du cacao

En Guinée, la campagne de commercialisation du café et du cacao a été officiellement lancée la semaine dernière à Nzérékoré par le ministre de la Pêche, Fréderic Loua, qui assure l’intérim de son homologue du Commerce (lire nos informations La ministre de l’Agriculture de Guinée, Mariama Camara, et Socfin condamnés pour corruption).

Une campagne placée sous le sceau d’une volonté gouvernementale de voir augmenter les volumes, mais aussi d’améliorer la « qualité du label guinéen« . « Une manière d’éviter les énormes pertes liées à la baisse de la valeur sur les marchés sous régionaux et internationaux », précise le communiqué.

Le gouvernement rappelle qu’en 2017, la production annuelle du café a été de 3 000 tonnes (t) et de 2 000 t en cacao.

Pour accroître les volumes, les autorités misent sur le rapprochement des « plants et des planteurs« . Vu l’état des routes inter urbain et le manque de moins de locomotion pour les planteurs, l’implantation des pépinières dans chaque localité pourrait booster la production, selon Richard Mory Kamano, président de l’interprofessionnelle café-cacao, cité dans le communiqué. Un programme est déjà en cours d’exécution pour accompagner les planteurs locaux, grâce notamment à un financement de $ 60 millions de la Banque islamique de développement (BID). Des semences de café sont achetées en Côte d’Ivoire.

Quant à la labellisation des produits agricoles guinéens en général, et du café en particulier, des mesures sont envisagées comme l’octroi des crédits de campagne aux petits planteurs, la formation aux exigences des normes de qualité et la facilitation à l’accès aux décortiqueuses spécifiques, précise le communiqué.

Pour cette nouvelle campagne de commercialisation, le prix planché est fixé à 10 000 (€ 0,96) le kilo de café  et à 18 000 (€ 1,73) le cacao. Notons qu’en Côte d’Ivoire, qui est fronatlier avec la Guinée, le prix minimum est de € 1,06 pour le café et de € 1,14 le kilo de cacao.

La BID octroie $16,25 millions en faveur du riz en Guinée

La Banque islamique du développement (BID) a accordé dans le cadre de son programme de la chaîne de valeur du riz $16,25 millions en faveur de la riziculture en Guinée.

Le projet régional de la chaîne de valeur du riz, qui couvre 10 pays en Afrique sub-saharienne, vise à soutenir 35 millions de petits exploitants agricoles dans la culture du riz a précisé le président de la BID, Bandar Hajjar.

Le financement a été accordé en marge de la conférence régionale Waqf, qui se déroule du 16 au 17 janvier à Conakry.

La majorité des Guinéens travaillent dans le secteur agricole qui emploie plus de 75 % de la population apte au travail du pays (24 % du PIB).

Cajou : Appel à candidatures pour le programme de formation ComCashew Master (MTP) 2019

 

La Competitive Cashew Initiative (GIZ/ComCashew) et ses partenaires ont lancé un appel à candidatures pour le Programme de formation Master pour l’anacarde, « Cashew Master Training Programme », qui se tiendra en 2019. La date limite de candidature pour les trois éditions du Programme de formation de l’année prochaine est le 31 décembre 2018. Les candidats admis commenceront leur voyage d’apprentissage à partir de mars 2019.

Ce programme de formation sur la filière cajou a été mis en place pour accroître les connaissances théoriques et les compétences pratiques d’experts africains en cajou tout le long de la chaîne de valeur. Son objectif est de promouvoir davantage la compétitivité du secteur africain de la noix de cajou.

 

Divisés en trois (3) sessions pour chaque édition, les participants découvrent tous les aspects de la chaîne de valeur du cajou par le biais de sessions de partage de connaissances théoriques et pratiques. Les sujets traités vont de la production et de la transformation des noix de cajou brutes à l’économie, aux dynamiques du marché de la noix de cajou, en passant par les mécanismes de commercialisation et de financement.

 

Les participants retournent ensuite dans leurs institutions d’accueil et ont un effet multiplicateur sur l’industrie de la noix de cajou en partageant leurs connaissances et leurs expériences acquises lors de la participation à cette formation sur mesure. Avec plus de 300 experts en cajou formés dans plus de 16 pays africains depuis 2013, le programme fournit également une plate-forme de mise en réseau internationale pour les participants.

La directrice du nouveau département « Tout Afrique » de l’Agence française de développement (AFD), Rima Le Coguic, entame demain  une mission en Guinée.

L’agriculture figure parmi les importants dossiers qui seront traités. La France via l’AFD s’est engagée à financer à hauteur de € 477 millions le Plan de développement économique et social (PNDES) porté par le gouvernement guinéen d’ici 2020. De nouveaux partenariats seront aussi scellés avec des acteurs privés, notamment avec l’institution de microfinance Finadev qui accompagne le secteur informel et les petits entrepreneurs.

L’AFD engage en moyenne € 100 millions par an en Guinée dans des secteurs prioritaires : le développement local et rural, l’éducation et la formation professionnelle, l’énergie et l’eau, la santé, la préservation environnementale et l’appui au secteur privé.

S’agissant de l’agriculture et du secteur rural, l’AFD finance notamment le projet Saritem dont l’objectif est de soutenir les filières rizicoles et salicoles dans les zones de mangroves en Guinée maritime, le développement de la rizi-pisciculture en Guinée forestière qui touche aujourd’hui près de 1500 producteurs, le désenclavement des zones de productions agricoles grâce à la réhabilitation de 615 km de pistes rurales (lire nos dernières  informations).

 

L’entrepreunariat agricole, un axe fort de la politique belge en faveur de la Guinée

Un nouveau programme de coopération pour cinq ans  entre la Guinée et la Belgique a été signé vendredi dernier dont un des axes est le renforcement de l’entrepreunariat, en particulier l’entrepreunariat agricole et féminin.

Doté de €45 millions de 2019 à 2023, la nouvelle coopération s’articule autour de deux grands piliers, d’une part,  l’appui à l’entrepreneuriat dans l’agriculture et les villes, avec une attention spécifique pour l’entrepreneuriat féminin et, d’autre part, les droits sexuels et reproductifs.

Pour l’entreprenariat agricole, les chaînes de valeur de l’ananas, de la pomme de terre et de la mangue seront ciblées avec l’objectif de créer 12 000 nouveaux emplois mieux payés, dont plus de 40% pour les femmes. « Dans les centres urbains de Conakry, Kindia et Mamou, l’on s’efforcera d’améliorer les prestations économiques, techniques et sociales de 150 entreprises dans différents secteurs de croissance inclusive, allant de l’énergie, à l’ICT en passant par l’agriculture et la construction » souligne un communiqué de ministère des Finances et du développement international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mil et le fonio sont les principales cultures de la Haute-Guinée, tandis que l’on produit de l’arachide dans la région de Koundara. Le riz est cultivé dans les zones inondées en bordure de rivière et de fleuve mais la production locale est insuffisante et le pays importe du riz asiatique. Les cultures vivrières traditionnelles comme celle du manioc restent largement pratiquées autour des habitations.

On cultive du café, ananas, pêches, nectarines, mangues, agrumes, tapiocas, oranges, bananes, pommes de terre, tomates, concombres, poivrons et autres. La Guinée est un des producteurs régionaux émergents de pommes et poires. Il y a nombreuses plantations de raisins, grenades, plaquemines. Ces dernières années ont été marquées par le développement de plantations de fraise basées sur le système hydroponique vertical.

Il y a des élevages bovins, ceux de moutons, chèvres.