Actualités du Gouvernement du Canada

05 fevrier 2019

Justin Trudeau s’était déjà opposé en mai à la déclaration de revenus unique administrée par le gouvernement québécois.

Justin Trudeau s’était déjà opposé en mai à la déclaration de revenus unique administrée par le gouvernement québécois.

François Legault n’aura pas réussi à convaincre Justin Trudeau. Le premier ministre fédéral a répondu un non catégorique mardi à la demande du gouvernement de M. Legault d’instaurer une déclaration de revenus unique gérée par le Québec.

Une heure plus tard, les conservateurs ont déposé une motion pour forcer les élus de la Chambre des communes à prendre position. Ils promettent d’acquiescer à la demande du premier ministre Legault s’ils forment un gouvernement en octobre 2019.

François Legault avait formulé sa requête lors de sa rencontre avec M. Trudeau à Sherbrooke en janvier. Les ministres Dominic LeBlanc et François-Philippe Champagne avaient alors fait valoir que cette proposition mettrait en jeu les emplois de 5000 fonctionnaires dans les 14 centres de données fiscales gérés par Ottawa dans la province.

Justin Trudeau s’était déjà opposé en mai à la déclaration de revenus unique administrée par le gouvernement québécois, malgré le consensus de l’Assemblée nationale. Il n’en voyait pas la nécessité et estimait que Québec avait déjà beaucoup « de contrôle sur l’immigration, sur la langue, sur la culture ».

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) s’était prononcé en faveur de la déclaration de revenus unique lors de son congrès il y a un an, mais à la condition de protéger les emplois. Il a depuis changé son fusil d’épaule.

 

Mise à jour de sécurité à l’Assemblée nationale

En plus de consacrer 60 millions de dollars à la construction d’un nouveau centre des visiteurs et de nouvelles salles de commission parlementaire, la direction de l’Assemblée nationale a ordonné la «modernisation» des systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance dans l’hôtel du Parlement et des bâtiments adjacents, érigés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

’Assemblée nationale achève un vaste chantier visant à renforcer la sécurité sur la colline Parlementaire. Le Devoir a obtenu des informations sur les mesures retenues afin de couvrir d’une armure cette « cible potentielle pour quiconque voudrait déstabiliser une démocratie » selon l’ex-président Jacques Chagnon grâce à des documents obtenus en vertu de la Loi d’accès aux documents publics.

En plus de consacrer 60 millions de dollars à la construction d’un nouveau centre des visiteurs et de nouvelles salles de commission parlementaire, la direction de l’Assemblée nationale a ordonné la « modernisation » des systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance dans l’hôtel du Parlement et des bâtiments adjacents, érigés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. « Depuis, les besoins des parlementaires et de la population ont évolué de façon considérable. En ce sens, les infrastructures en matière de sécurité et d’accueil sont désuètes », a-t-elle écrit dans un appel d’offres public datant du printemps 2016.

En août de la même année, l’Assemblée nationale a chargé l’entreprise Logic-Contrôle de procéder au remplacement de quelque 230 caméras, à la relocalisation d’interphones ainsi qu’au démantèlement et remplacement du système de contrôle d’accès, afin d’y intégrer environ 320 portes. Moins de deux années après la fusillade au Parlement d’Ottawa s’étaient écoulées.

Il s’agit d’une liste « ni exhaustive ni limitative » des travaux à réaliser, précise l’Assemblée nationale.

En effet, celle-ci a aussi commandé au fil des derniers mois à Logic-Contrôle des équipements de contrôle comme des portillons automatiques, des portes tournantes, des appareils à rayons X et des arches de détection de métaux.

Dans la cour intérieure et dans le nouveau centre des visiteurs, environ 50 nouvelles caméras, 70 nouvelles portes à contrôler, et un nouveau système d’interphone seront également installés avant l’ouverture, qui est prévue le printemps prochain.

Les agents de sécurité pourront alors suivre les allées et venues dans l’hôtel du Parlement, à partir d’un poste de contrôle unifié (PCU).

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, avait plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité sur la colline parlementaire. Il citait un rapport de la Surêté du Québec, produit en 2011 puis actualisé au lendemain de la fusillade dans la capitale fédérale, selon lequel il existe plusieurs lacunes dans le dispositif de protection.

L’Assemblée nationale est quitte pour une facture de près de 3,3 millions de dollars seulement de Logic-Contrôle.

Le Parlement a brandi la Loi sur l’accès aux organismes publics pour refuser de transmettre les renseignements dont « la divulgation aurait pour effet de réduire l’efficacité d’un programme, d’un plan d’action ou d’un dispositif de sécurité destinée à la protection d’un bien ou d’une personne ».

Le président du Conseil du Trésor Scott Brison démissionne

Scott Brison, en mai dernier.... (Photo Sean Kilpatrick, archives PC)

Scott Brison a choisi de quitter une carrière politique qu’il aime afin de passer plus de temps avec sa famille que ce que la politique lui permettait.

Après avoir représenté la circonscription de Kings-Hants en Nouvelle-Écosse pendant 22 ans – initialement à titre de député progressiste-conservateur avant de se joindre aux libéraux en 2003 -, M. Brison a déclaré à La Presse canadienne qu’il était mûr pour du changement. Il a décidé de ne pas se représenter aux élections cet automne.

Il ne sait pas s’il restera député libéral jusqu’au vote du 21 octobre, mais il démissionnera prochainement du cabinet du premier ministre Justin Trudeau, où il est président du Conseil du Trésor.

« J’ai informé le premier ministre que je ne me représenterais pas, mais je lui ai également dit que je souhaitais abandonner rapidement mes responsabilités au cabinet et soutenir la transition vers un nouveau ministre, a expliqué M. Brison lors d’un entretien. Mon opinion personnelle est que le premier ministre et le gouvernement seront mieux servis par des ministres qui se présenteront aux prochaines élections. »

Il a indiqué qu’il annonçait maintenant sa décision afin de donner aux libéraux de sa circonscription le temps d’organiser une course à l’investiture pour choisir qui portera les couleurs du parti lors du prochain scrutin.

Le départ de Scott Brison entraînera au moins un petit remaniement ministériel, mais des rumeurs permettent de croire que M. Trudeau apportera plusieurs modifications à son cabinet. Le bureau du premier ministre a confirmé que le remaniement aurait lieu lundi.

À une époque de cynisme croissant envers la politique, M. Brison se dit passionné par la possibilité de faire une différence dans la vie des gens.

« Je crois maintenant, plus que jamais auparavant, que le gouvernement est important, que les députés sont importants et que la politique est importante. Il n’y a pas de domaine d’activité dans lequel vous pouvez autant améliorer la vie des gens », a-t-il déclaré.

Alors, pourquoi se retirer de la vie politique qu’il aime tant ? Il a offert trois raisons.

« On dit que la vie commence à 50 ans. Eh bien, j’ai 51 ans et je suis prêt à relever de nouveaux défis », a-t-il noté, ajoutant qu’il irait probablement vers le milieu des affaires.

Il a aussi dit qu’il voulait partir pendant qu’il était « au sommet » de sa carrière politique.

Mais avant tout, il a déclaré que la décision avait été prise pour sa famille, son mari Maxime St-Pierre et leurs jumelles Rose et Claire, âgées de quatre ans.

« Je pense que Max, Rose et Claire, ce sont des miracles pour moi. »

Scott Brison est entré dans l’histoire en tant que premier ministre fédéral du Canada ouvertement homosexuel et à nouveau en tant que premier homme politique fédéral à épouser son partenaire de même sexe.

Pourtant, l’homosexualité n’a été légalisée au Canada que deux ans après sa naissance.

« J’ai passé les deux premières années de mon existence destiné à une vie dans la criminalité », a-t-il plaisanté.

Mais M. Brison est devenu ému en parlant de la transformation des droits des homosexuels depuis que la Charte des droits et libertés a été inscrite dans la Constitution canadienne en 1982 et des débats ultérieurs qui ont abouti à l’égalité des couples de même sexe.

« Quand j’ai réalisé que j’étais gai, quand j’ai totalement accepté de l’être, je me suis dit que ma vie allait être très compromise », a déclaré le politicien, des larmes dans la voix.

« Je croyais qu’accepter le fait que j’étais gai signifiait entre autres que je n’allais jamais pouvoir entrer dans la vie publique ou accomplir les choses que je souhaitais faire. Je croyais que ça signifierait que je ne pourrais jamais me marier ou avoir d’enfants. »

« Je me sens vraiment très chanceux de pouvoir faire partie de ce changement dans l’histoire […] à un moment où ces décisions ont été prises qui ont réellement fait une différence, non seulement dans la vie des Canadiens en général, mais aussi dans ma propre vie. »

Justin Trudeau a réagi au départ de M. Brison dans un message publié sur Twitter.

« Pendant 22 ans, il a défendu sans relâche les intérêts des citoyens de la N. -É. et du reste du Canada, tout en restant l’une des personnes les plus aimables du milieu. @scottbrison, votre dévouement a fait du Canada un pays meilleur. Un immense merci à vous, Max et les filles. »

Publié le 10 janvier 2019 à 00h00 |

Exploitation pétrolière en Gaspésie: «Une claque au visage du peuple micmac»

L'entreprise Junex a mené pendant plusieurs années des... (Photo Olivier PontBriand, archives La Presse)

(QUÉBEC) À peine nommé ministre de l’Environnement, Benoit Charette hérite d’un dossier chaud : sa prédécesseure MarieChantal Chassé a bien malgré elle provoqué la colère des Premières Nations en lançant l’évaluation du premier projet d’exploitation pétrolière du Québec.

Le 2 janvier, en plein congé des Fêtes, le ministère de l’Environnement a annoncé par avis public le début de l’évaluation environnementale du projet Galt, non loin de Gaspé. À terme, ce processus devrait amener le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à se pencher sur l’initiative de la société Cuda Pétrole et Gaz.

L’annonce a pris de court la communauté micmaque de la Gaspésie. Le Secrétariat Mi’gmawei Mawiomi (SMM), qui regroupe trois conseils de bande, négocie depuis plus d’un an avec le gouvernement pour convenir d’un mécanisme de consultation de ses concitoyens.

En lançant l’évaluation sans avoir conclu une entente, Québec « insulte » les Micmacs, a déploré le directeur des communications du SMM, Donald Jeanotte-Anglehart.

« Je trouve ça décevant parce qu’on avait obtenu un moratoire pendant un certain temps pour nous donner le temps de négocier et maintenant, pendant les Fêtes, paf ! C’est sorti comme un lapin d’un chapeau », a-t-il déploré.

Il a dit comprendre que Québec ait l’obligation d’étudier des projets qui lui sont soumis par des promoteurs. Mais il aurait préféré que ce processus soit mis sur la glace le temps de convenir d’une manière de consulter les autochtones.

« Notre travail est d’obtenir une entente pour assurer qu’au moins, la consultation avec les Micmacs soit faite de façon convenable. »

– Donald Jeanotte-Anglehart

Le SMM et le gouvernement Legault tiendront une nouvelle ronde de pourparlers la semaine prochaine.

« Claque au visage »

Membre du conseil de bande de Listuguj, Gary Metallic est aussi chef héréditaire du Grand Conseil micmac de la Gaspésie. Il milite depuis plusieurs mois contre l’exploration pétrolière en Gaspésie.

« C’est une claque au visage du peuple micmac », a dénoncé M. Metallic.

« Le gouvernement va de l’avant sans notre consentement éclairé et sans nous avoir informés. Ce n’est pas acceptable. »

– Gary Metallic

Si Québec ne fait pas marche arrière, il compte s’adresser aux tribunaux pour barrer la route au projet.

La Constitution a toujours obligé le gouvernement à consulter les Premières Nations avant d’autoriser un projet industriel dans un territoire qu’elles revendiquent. Mais ce devoir légal a été renforcé par une série de décisions de la Cour suprême depuis 2004.

Au bureau du ministre Charette, on souligne que le ministère de l’Environnement a l’obligation légale d’engager l’évaluation environnementale dès qu’un promoteur lui soumet un avis de projet. C’est donc bien malgré elle que Mme Chassé a lancé le processus avant la fin des pourparlers entre Québec et les Micmacs, a-t-on indiqué.

Au cabinet de Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones, on assure que les négociations se poursuivent et qu’on souhaite une entente « le plus rapidement possible » avec les Micmacs.

« D’ici à ce qu’une entente soit convenue, lorsque pertinent, les Micmacs sont consultés sur des autorisations spécifiques et lorsque la procédure d’évaluation environnementale est déclenchée », a indiqué la porte-parole de la ministre, Nadine Gros-Louis.

Une première au Québec

L’entreprise Junex a mené pendant plusieurs années des travaux d’exploration au site de Galt. Les forages ont été suspendus à l’été 2017 après l’occupation du site par des militants, qui étaient appuyés par plusieurs autochtones.

L’été dernier, Junex a fusionné avec l’albertaine Cuda Energy. Satisfaite des résultats de la phase exploratoire malgré le moratoire, la nouvelle société a présenté à la fin du mois de novembre un avis de projet afin de procéder à l’exploitation du gisement à long terme.

Si le projet est approuvé tel quel, ce sera la première exploitation pétrolière de l’histoire du Québec. Cuda forerait « une trentaine » de puits et croit être en mesure d’atteindre une production de 3000 barils par jour.

Le promoteur estime les investissements pour la mise en production à 130 millions. En plus de l’évaluation environnementale, il devra aussi soumettre son projet à la Régie de l’énergie pour démontrer sa viabilité économique.

Publié le 11 décembre 2018 

 

Huawei: le Canada tempère les menaces de la Chine

(OTTAWA) Malgré les menaces de représailles brandies contre le Canada par Pékin depuis l’arrestation d’une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver la semaine dernière, le ministre du Commerce international Jim Carr se veut rassurant: il ne croit pas que cet évènement va jeter un froid sibérien sur les relations commerciales et diplomatiques entre les deux pays.

Le ministre Carr a soutenu hier dans une entrevue avec La Presse que les relations entre le Canada et la Chine étaient solides et qu’elles allaient demeurer ainsi, malgré la zone de turbulences qu’elles traversaient dans la foulée de l’arrestation de cette dirigeante par les autorités canadiennes à la demande des États-Unis.

Au cours des derniers jours, la Chine a multiplié les avertissements à l’intention du Canada selon lesquels il y aurait des «conséquences graves» si la patronne du géant chinois Huawei n’était pas libérée dans les plus brefs délais. Le gouvernement chinois a d’ailleurs convoqué samedi l’ambassadeur du Canada à Pékin, John McCallum, pour signifier de vive voix sa colère devant l’arrestation de Meng Wanzhou.

Selon le ministre Jim Carr, qui a fait une visite en Chine le mois dernier en compagnie du ministre des Finances Bill Morneau afin d’augmenter davantage les échanges commerciaux entre les deux pays, le gros bon sens va prévaloir, malgré le vent de colère qui souffle en provenance de la Chine.

«Nous avons des relations très complexes avec la Chine. Ces relations ont été construites au fil des dernières décennies. Elles vont continuer à progresser. Le Canada est un pays régi par la primauté du droit. Cela est bien en évidence dans le cas présent.

«Il n’y a eu aucune ingérence politique. Le système judiciaire fait ce qu’il est censé faire. Nous avons un traité d’extradition [avec les États-Unis]. Les choses se déroulent comme elles devraient se dérouler.»

Durant son voyage en Chine, M. Carr a affirmé qu’il était possible que les pourparlers exploratoires entre les deux pays débouchent sur un accord de libre-échange, tout en signalant que cela pourrait prendre encore quelque temps avant d’y arriver.

«Je crois que les relations que nous avons bâties avec la Chine et les intérêts que les deux pays partagent d’avoir des relations commerciales plus étroites vont se poursuivre», a souligné le ministre sur un ton calme.

Les propos du ministre Carr visent à rassurer les gens d’affaires qui craignent les retombées négatives de l’arrestation de Meng Wanzhou.

Selon certains experts cités en fin de semaine par le journal chinois Global Times, proche du pouvoir, les conséquences pourraient notamment inclure des «sanctions commerciales», une dégradation des relations bilatérales et une diminution du nombre de visites au Canada de touristes et d’hommes d’affaires chinois.

Le Canada exporte vers la Chine chaque année pour quelque 24 milliards de dollars en marchandises, et il serait «très facile» pour la Chine de se passer de produits énergétiques et agricoles, par une interdiction ou un boycottage, selon Shaun Rein, fondateur du China Market Research Group, établi à Shanghai.

La dirigeante de Huawei est détenue depuis le 1er décembre à Vancouver, et Washington réclame son extradition. Les États-Unis la soupçonnent d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran. L’audience sur la libération sous caution de Meng Wanzhou s’est poursuivie hier à Vancouver.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Le Yucheng aurait dit à M. McCallum que la demande américaine constituait «une grave violation [de ses] droits légitimes et intérêts». «Une telle mesure fait fi du droit. Elle est déraisonnable, inconsciente et, par sa nature même, ignoble, a dit M. Le dans une déclaration écrite. La Chine exhorte fortement les Canadiens à libérer la dirigeante de Huawei […] sinon ils en subiront les conséquences.»

Mais selon un ancien conseiller aux affaires étrangères du premier ministre Justin Trudeau, Roland Paris, les pressions chinoises ne fonctionneront pas.

Dans une série de tweets, M. Paris écrit : «Peut-être parce que l’État chinois contrôle tout son système judiciaire, Pékin a parfois des difficultés à comprendre ou à croire à l’indépendance des palais de justice dans un pays où règne le droit. Il ne sert à rien d’exercer des pressions sur le gouvernement canadien. Les juges décideront.»

 

L’annonce par le ministre canadien des Finances, Bill Morneau, de la répartition de l’enveloppe de péréquation a fait des malheureux parmi ses homologues des provinces.

Le ministre québécois des Finances, Eric Girard, ne s’émeut pas des reproches formulés par ses homologues des autres provinces à propos de la part démesurée de péréquation que touche le Québec malgré sa bonne situation budgétaire. Il y a une part d’électoralisme dans le discours, croit-il, sans compter que cette analyse ne prend pas en compte les autres formes d’aide versée par le gouvernement fédéral.

Dimanche soir, en prévision de la rencontre annuelle des ministres fédéral et provinciaux des Finances, Ottawa a révélé aux provinces la somme exacte qu’elles recevraient en 2019-2020 à titre de paiement de péréquation. Le Québec obtient 13,1 milliards de dollars de cette enveloppe totalisant 19,8 milliards, soit les deux tiers. Le Québec est historiquement le plus grand bénéficiaire de ce programme en termes absolus, mais jamais au cours des dix dernières années il n’avait atteint ce sommet de 66 % du budget total. La somme que touchera le Québec représente en outre une augmentation de 1,4 milliard par rapport à l’année en cours (+12 %). Les autres provinces recevant de l’aide sont la Nouvelle-Écosse (2 milliards), le Nouveau-Brunswick (2 milliards), l’Île-du-Prince-Édouard (419 millions) et le Manitoba (2,3 milliards). L’Ontario, qui touchait de la péréquation depuis 2009, n’en recevra plus l’année prochaine.

66%
Le Québec recevra 13,1 milliards en péréquation, soit les deux tiers de l’enveloppe.

En arrivant à la rencontre, certaines provinces ont fait connaître leur insatisfaction. « Nous sommes préoccupés par la péréquation, a lancé le ministre terre-neuvien Tom Osborne. Nous voyons des augmentations versées à des provinces qui ont des budgets équilibrés, alors que notre province est encore en déficit. » En effet, le Québec prévoit un surplus de 1,7 milliard de dollars pour l’année à venir (après avoir consenti des allégements fiscaux) alors que Terre-Neuve ou encore l’Alberta, deux provinces pétrolières ne touchant pas de péréquation, projettent des déficits de 457 millions et de 7,5 milliards respectivement.

L’Alberta pour sa part ne digère pas que François Legault ait qualifié de « sale » son pétrole vendredi dernier à la rencontre des premiers ministres pour justifier son rejet du pipeline Énergie Est. « Il ne comprend visiblement pas ce qui est en cours dans le secteur de l’énergie en Alberta. Nous innovons pour retirer le carbone de chaque baril », a lancé le ministre Joe Ceci. À cause d’un déficit d’infrastructures pour exporter son pétrole vers des marchés autres que l’américain, l’Alberta est incapable d’obtenir un bon prix pour sa ressource. La province calcule qu’elle perd 80 millions par jour. Elle songe à acheter jusqu’à 7000 wagons pour transporter le pétrole par rail et demande une aide financière à Ottawa pour ce faire.

Au sortir de la rencontre en fin de journée hier, Eric Girard a assuré que les commentaires acerbes faits devant les caméras de télévision n’avaient pas été réitérés pendant la rencontre tenue derrière les portes closes. « Il y a une campagne électorale qui s’en vient en Alberta, et je pense que ça suscite plus d’émotion que nécessaire », analyse-t-il.

Selon M. Girard, les provinces se trompent de cible en s’en prenant à la péréquation. « Il y a des provinces qui vivent des difficultés cycliques qui demandent de l’aide au fédéral. Pour moi, la péréquation est là, mais la situation de crise en Alberta n’a rien à voir avec la péréquation. C’est malheureux, c’est difficile, j’ai de la compassion pour ce qui se passe en Alberta, mais le gouvernement de l’Alberta ne négocie pas avec le Québec pour l’achat de locomotives pour transporter plus de pétrole par rail. »

La péréquation est un programme fédéral visant à assurer un niveau de services comparable aux citoyens où qu’ils se trouvent au pays. Le calcul (extrêmement complexe et comprenant des dizaines de variables) consiste à chiffrer la capacité de chaque province à tirer des revenus de l’activité économique sur son territoire. Une province en deçà de la moyenne nationale recevra de la péréquation. Le ministre des Finances fédéral, Bill Morneau, a d’ailleurs lui aussi rejeté l’adéquation faite entre les soldes budgétaires des provinces et leur admissibilité à la péréquation. « Ce n’est pas le but du système de péréquation. »

M. Girard a rappelé que l’aide aux provinces pouvait prendre d’autres formes, notamment le Programme de stabilisation fiscale, en vertu duquel une province subissant une perte subite de ses revenus de 5 % ou plus peut recevoir d’Ottawa jusqu’à 60 $ par habitant. L’Alberta a touché 251 millions en 2016 à ce titre. Sans compter, a ajouté M. Girard, que « le gouvernement s’est impliqué en achetant le pipeline Trans Mountain [pour 4,5 milliards]. Ce n’est pas rien, ça, comme [aide] ».

Un pipeline

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a sermonné le Québec au cours d’une entrevue radiophonique en lui rappelant que les pipelines étaient dans l’intérêt de tout le monde au pays, en particulier une province comme la sienne. « Cette province doit permettre au reste du Canada de générer de la richesse qui pourra être partagée. Quand vous empêchez cela de se produire, il y en aura un jour moins à partager. » À cela, M. Girard rétorque que le Québec a apporté sa contribution. L’inversion du flux dans le pipeline 9B, rappelle-t-il, a fait augmenter de 8 % à 40 % la part du pétrole consommée au Québec provenant de l’Ouest canadien………………………………………………………………………………………………..

GES: des environnementaux dénoncent le bilan du Canada à la COP24

GES: des environnementaux dénoncent le bilan du Canada à la COP24

OTTAWA — Le gouvernement du Canada vit dans un monde imaginaire s’il pense qu’il pourra atteindre ses cibles de diminution des gaz à effet de serre sans réduire la production de pétrole et de gaz au pays, ont déclaré lundi des groupes environnementaux lors d’une conférence internationale sur les changements climatiques.

Les groupes Environmental Defence et Stand.earth ont profité de la COP24, une rencontre internationale organisée par les Nations unies, pour publier un nouveau rapport accusant l’industrie du pétrole et du gaz de miner les efforts du Canada en matière de climat.

Cette industrie empêche le Canada de devenir réellement un chef de file mondial dans la lutte contre les changements climatiques, a plaidé Dale Marshall, directeur national des programmes chez Environmental Defence.

Le document reproche aux entreprises de ce secteur d’avoir fait des pressions sur le Canada pour qu’il atténue ses politiques en matière de climat et qu’il les exempte des réglementations — par exemple, celles-ci bénéficient d’une plus longue période pour couper leurs émissions de méthane et jusqu’à 80 pour cent des émissions issues des sables bitumineux ne sont pas soumises à la tarification sur le carbone.

M. Marshall croit que les politiques canadiennes permettent à la filière des sables bitumineux de prendre de l’expansion, d’autant plus que le gouvernement fédéral a acheté l’oléoduc Trans Mountain.

Ces efforts sont contre-intuitifs pour un gouvernement qui dit vouloir être à l’avant-garde de la lutte contre les changements climatiques, a-t-il soutenu.

Patrick McDonald, directeur du climat à l’Association canadienne des producteurs pétroliers, a qualifié le rapport «d’effort ciblé de la part de groupes d’intérêts s’intéressant uniquement à notre industrie».

M. McDonald a mentionné que l’industrie canadienne du pétrole et du gaz était la seule au monde à être soumise à une taxe sur le carbone et qu’elle mettait en place des moyens pour réduire les émissions.

«Nous avons été très actifs et très responsables face à l’environnement», a-t-il assuré.

Le rapport indique toutefois que les émissions de chaque baril de pétrole produit au Canada ont augmenté de 20 pour cent entre 1990 et 2016.

Une solution non viable à long terme

Catherine Abreu, directrice principale de Climate Action Network Canada, a déclaré lors d’une conférence de presse lundi en Pologne que même si l’industrie pouvait utiliser la technologie pour réduire les émissions par unité de pétrole, de gaz ou de charbon produite, ce ne serait qu’une solution temporaire dans un monde où l’objectif à long terme doit être de cesser complètement l’utilisation des combustibles fossiles.

«Il y a beaucoup de pays qui, comme le Canada, semblent avoir l’impression que leurs combustibles fossiles sont en quelque sorte différents de ceux de tous les autres», a-t-elle souligné.

«Comme si leur charbon, leur pétrole ou leur gaz naturel étaient magiquement non émetteurs et réellement bons pour le climat, alors que les combustibles fossiles de tous les autres sont le problème.»

L’accord de Paris, le pacte opérationnel visant à éviter le pire des changements climatiques, engageait les pays du monde entier à réduire leurs émissions et la quantité de pollution par le carbone suffisamment pour empêcher la température mondiale moyenne d’augmenter de plus de 2 degrés Celsius par rapport aux temps préindustriels.

Ils sont censés essayer de maintenir l’augmentation de la température le plus près possible de 1,5 degré Celsius.

La différence entre les deux est importante. Avec une augmentation de 2 degrés Celsius, des millions de personnes supplémentaires seraient forcées à se déplacer en raison de l’élévation du niveau de la mer, des températures extrêmes et des tempêtes violentes. Il y aurait également de graves conséquences sur l’approvisionnement alimentaire mondial et une plus grande propagation des maladies, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

À l’heure actuelle, on est en voie de dépasser les 3 degrés Celsius d’ici la fin du siècle.

Des efforts insuffisants

Le Canada prévoit actuellement réduire ses émissions d’environ 200 millions de tonnes par an — ce qui équivaut à ce qui est produit par environ 44 millions de voitures — mais un rapport récent de l’ONU, rédigé par des dizaines de climatologues respectés, affirmait que s’il voulait réellement atteindre la cible des 1,5 degré Celsius, il faudrait diminuer les émissions de 400 millions de tonnes.

Le secteur pétrolier et gazier est l’un des rares où les émissions continuent d’augmenter au Canada.

Tzeporah Berman, directrice des programmes internationaux à Stand.earth, a indiqué que si les émissions du secteur pétrolier continuaient de croître, le Canada devrait «contraindre» toutes les autres provinces et industries pour les amener à réduire davantage.

Étant donné que la majeure partie du plan existant concerne les réductions les plus faciles et les moins onéreuses, diminuer davantage les émissions de ces secteurs nécessiterait des réglementations et des politiques plus onéreuses et plus difficiles, a-t-elle déclaré.

Le gouvernement de l’Alberta envisage de limiter les émissions de sables bitumineux à 100 millions de tonnes par an dans le cadre de son plan pour le climat. Edmonton a l’intention d’accroître la production à mesure que la technologie avance pour réduire les émissions de chaque baril de pétrole produit. Mais aucune politique de ce genre n’a encore été mise en œuvre.

11 déc 2018

INAUGURATION DU CENTRE DU SAVOIR SUR LA VIOLENCE FONDÉE SUR LE SEXE

La centralisation des connaissances permettra de mieux comprendre et combattre la violence fondée sur le sexe, tandis qu’un nouvel appel de propositions aidera à combler des lacunes critiques dans le savoir.

Le 10 décembre 2018 – London (Ontario) – Condition féminine Canada – Le gouvernement du Canada ne cesse de prendre des mesures pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe parce que beaucoup de Canadiennes et Canadiens sont encore victimes au quotidien de violence ou de discrimination fondée sur le sexe, ce qui comprend les violences ayant pour motif l’identité de genre, le genre présumé ou son expression.

Aujourd’hui, l’honorable Maryam Monsef, ministre de Condition féminine Canada, a officiellement inauguré le Centre du savoir sur la violence fondée sur le sexe lors d’un événement tenu au centre de recherche et d’éducation sur la violence faite aux femmes et aux enfants de l’Université Western. Le Centre du savoir, qui relève de Condition féminine Canada, coordonnera les mesures fédérales qui se rattachent à chacun des trois piliers de la toute première stratégie fédérale pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, soit : la prévention, le soutien aux personnes survivantes et à leur famille, et la réactivé du système juridique et judiciaire aux besoins. Le centre, ce sera d’abord et avant tout une plateforme en ligne pour quiconque souhaite mettre fin à la violence fondée sur le sexe, notamment les décisionnaires, les prestataires de services, les organismes dans le secteur de la lutte contre la violence fondée sur le sexe, les universitaires, le secteur public, le monde associatif, le milieu étudiant, les jeunes, les survivantes et survivants de ce type de violence et la population canadienne en général.

La ministre Monsef a également annoncé l’octroi de fonds qui totaliseront jusqu’à 5 millions de dollars pour des projets de recherche sur la violence fondée sur le sexe et l’égalité entre les sexes. Ces fonds seront attribués à l’issue d’un nouvel appel de propositions et les connaissances créées permettront d’étayer les politiques et les programmes par des données probantes. Condition féminine Canada invite notamment les projets de recherches dirigés ou créés conjointement par des Autochtones pour répondre aux divers besoins de leurs communautés. Les résultats de tous les projets financés seront diffusés sur la plateforme du Centre du savoir.

Au cours des prochains mois, le Centre du savoir continuera de grandir et d’évoluer. La plateforme sera raffinée en tenant compte des commentaires des utilisatrices et utilisateurs. On espère qu’il deviendra une source réputée d’information ainsi qu’un véhicule efficace de reddition de comptes en ce qui a trait à la violence fondée sur le sexe, ses enjeux autant que les solutions prometteuses en la matière.
Citations

« Le Centre du savoir sur la violence fondée sur le sexe est un élément important de la toute première Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Cette plateforme essentielle servira à relier entre eux les prestataires de services, les organismes communautaires, les universitaires, les gouvernements et les personnes survivantes. Nous sommes aujourd’hui à London parce qu’on y trouve, comme dans beaucoup d’autres communautés canadiennes, des exemples inspirants de partenariats communautaires et de partage de l’information. Notre rôle en tant que gouvernement fédéral est celui de facilitateur du savoir et d’aider à mettre en place les conditions facilitant la croissance de la classe moyenne. Le Centre du savoir permettra de mieux harmoniser les ressources et les solutions, de manière à produire des améliorations concrètes pour la population. Le nouvel appel de propositions permettra en outre de combler les lacunes dans les connaissances actuelles, ce qui nous aidera à mieux lutter contre la violence fondée sur le sexe au Canada. »

– L’honorable Maryam Monsef, C. P., députée, Ministre de la Condition féminine

FAITS EN BREF

  • Le 19 juin 2017, le gouvernement a publié Il est temps : La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, la première stratégie fédérale en son genre. Plusieurs ministères et organismes partenaires ont reçu des fonds dans le cadre de la stratégie, soit : Condition féminine Canada, l’Agence de la santé publique du Canada, Sécurité publique Canada, le ministère de la Défense nationale, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de même qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.
  • En plus des 100,9 millions de dollars inscrits au budget de 2017, celui de 2018 prévoyait 86 millions de dollars sur 5 ans à compter de 2018-2019 et 20 millions de dollars par année par la suite pour élargir la portée de la stratégie. Les nouveaux investissements serviront notamment à prévenir la violence dans les relations amoureuses à l’adolescence, à concevoir ou consolider des initiatives de prévention de l’intimidation et de la cyberintimidation, de même qu’à outiller les professionnelles et professionnels de la santé pour qu’ils dispensent des soins adaptés aux victimes. Les fonds inscrits au budget de 2018 permettront aussi d’élargir l’examen des dossiers d’agressions sexuelles entrepris par la GRC, d’offrir de la formation à son personnel, ainsi que d’établir un cadre national de lutte contre la violence fondée sur le sexe dans les milieux d’enseignement supérieur.
  • Les investissements du gouvernement du Canada dans la stratégie et d’autres mesures de lutte contre la violence fondée sur le sexe totalisent à ce jour plus de 200 millions de dollars.
  • Le nouvel appel de propositions est administré par Services publics et Approvisionnement Canada au nom de Condition féminine Canada et débouchera sur des contrats de recherches. Ces dernières viendront compléter les travaux en cours. En effet, Condition féminine Canada travaille avec Statistique Canada à la mise au point de trois enquêtes nationales qui permettront de recueillir des données et renseignements essentiels au sujet du harcèlement sexuel et de la violence fondée sur le sexe dans les espaces publics et privés, les campus et les milieux de travail.

———————————————————————————————————————————————————————————————-

Québec confirme son intention de baisser le nombre d’immigrants de 20%Le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, a déposé... (Photo Jacques Boissinot, La Presse canadienne)

Le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a déposé mardi à l’Assemblée nationale le document fixant le nombre maximal de nouveaux arrivants admis au Québec en 2019.(Québec) Le Québec accueillera 20% moins d’immigrants l’an prochain, prévoit le plan présenté mardi par le gouvernement Legault. La baisse toucherait autant les nouveaux arrivants sélectionnés par Québec que ceux qui le sont par Ottawa, même si Justin Trudeau n’a exprimé aucun intérêt pour une telle mesure.

Le Plan d’immigration du Québec pour l’année 2019, présenté par le ministre Simon Jolin-Barrette, confirme les engagements électoraux de la Coalition avenir Québec. François Legault avait en effet promis de réduire d’environ 50 000 à 40 000 le nombre d’immigrants reçus au Québec chaque année.

Les immigrants économiques – qui sont sélectionnés par Québec – verront leur nombre réduit de quelque 30 000 à environ 23 450, selon le document.

Le gouvernement caquiste prévoit aussi que les immigrants accueillis en vertu du programme de réunification familiale et les réfugiés – les catégories sélectionnées par le fédéral – seront diminués dans la même proportion.

Ce faisant, le gouvernement Legault pourrait mettre la table à un affrontement avec Ottawa. En matinée, le premier ministre fédéral Justin Trudeau a en effet affirmé que le moment est mal choisi pour réduire les seuils d’immigration, faisant valoir que le Québec est aux prises avec une importante pénurie de main-d’oeuvre.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a d’ailleurs fait écho à cet argument mardi matin.

«Il y a une forme d’illogisme dans la prise de position de François Legault, a dit Mme Massé. D’un côté, lui-même a reconnu que le manque de main-d’oeuvre aurait un impact sur l’économie, un ralentissement économique, de l’autre côté, il nous dit qu’il est prêt à activer ce ralentissement en diminuant l’entrée de nouveaux arrivants au Québec. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.»

Le Parti québécois presse le gouvernement de travailler à mieux intégrer les immigrants plutôt que simplement couper leur nombre.

«Ce que les Québécois veulent, c’est une meilleure intégration des immigrants, a dit la députée du Parti québécois, Catherine Fournier. Si on en reçoit 40 000, mais que la situation ne change pas, que les immigrants ont toujours de la difficulté à se trouver un emploi sur le marché du travail, qu’ils ont toujours de la difficulté à prendre des cours de français, [ce] n’est pas rendre service à personne.»

– Avec la collaboration d’Hugo Pilon-Larose