Actualités du Gouvernement de la Guinée

 le 15 Mai 2019

LA GUINÉE A DÉSORMAIS UN ABATTOIR MODERNE DE VOLAILLE

– C’est une délégation composée du Premier ministre, du ministre d’Etat et de l’industrie, du ministre de l’élevage, des membres du cabinet de la Primature et du maire de la commune rurale de kouria qui a officiellement pris part ce mercredi dans le district de Bangouya dans la préfecture de Coyah à la cérémonie d’inauguration du 1er abattoir moderne de volailles en Guinée.

 

Structure spécialisée dans l’élevage et l’abattage des poulets de chair, cet abattoir d’une superficie de 2000 m2 est la concrétisation d’un projet familial porté par Madina et Boubacar Dansoko. L’initiative vient d’une part répondre aux exigences et normes internationales de conservation et de consommation de poulets de chair en Guinée et de l’autre participer au développement du pays à travers l’entrepreunariat.

 

«Au cours de mes voyages dans la sous-région et à l’international, j’ai constaté que notre pays accusait un important retard dans le domaine. Enfants, notre père nous a très tôt initiés aux techniques de l’elevage. C’était donc tout naturellement que mon frère et moi nous nous sommes proposés pour reprendre le flambeau », relate la jeune cheffe d’entreprise Madina Danssoko.

 

Après une première phase consacrée à l’élevage des poulets de chair, étape nécessaire pour maîtriser la technique, le projet d’ouverture d’un abattoir moderne respectant les normes internationales d’hygiène est mis en route. L’infrastructure est composée d’une salle d’abattoir, de deux chambres froides, d’une salle d’éviscération et d’une charcuterie. La structure a une capacité de 3000 poulets par jour.

Pour les initiateurs, l’objectif affiché est de répondre aux besoins de l’ensemble des populations guinéennes en poulets de chair. Un objectif ambitieux mais en deçà du besoin de la consommation nationale qui est estimée à 34 000 tonnes par an. Soit près de 10 000 tonnes de moins que la Côte d’Ivoire et 20 000 tonnes de moins que le Sénégal.

 

Présidant la cérémonie, le Premier ministre, Chef du gouvernement a vivement encouragé les responsables de la Société Lella sarl à poursuivre dans cette belle lancée. Pour Ibrahima Kassory Fofana, ils incarnent les deux grandes priorités défendues par le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé. Il s’agit de l’employabilité des jeunes et l’autonomisation des femmes.

Le Premier ministre a ensuite lancé un appel à d’autres jeunes à suivre ce modèle de réussite. Ibrahima Kassory Fofana a enfin assuré de l’accompagnement de l’ensemble de son gouvernement dans la mise en place et surtout le bon fonctionnement de l’abattoir moderne de l’entreprise LELLA sarl.

 

Le projet de création de cet abattoir s’est étendu sur 12 mois de travaux pour un investissement total de 3 milliards de francs guinéens. Et 90% des 30 employés de l’abattoir sont des jeunes femmes………………………………………………………………………………….

 le 10 Mai 2019

FEUILLE D’AUDIENCE : LE PREMIER MINISTRE RECOIT LE DIRECTEUR GENERAL DE L’UNION AFRICAINE DES RADIODIFFUSIONS ET TELEVISIONS

 – Le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Dr. Ibrahima Kassory Fofana a reçu en audience Grégoire Ndjaka, le directeur général de l’Union Africaine de Radiodiffusion ( AUR) ce vendredi 10 mai 2019 à la Primature.

Cette visite de courtoisie s’est déroulée en présence du ministre des Travaux publics, Moustapha Naïté, du ministre de la communication et de l’information Amara Somparé et des membres des cabinets de la primature et du ministère de la communication.

L’occasion était ici donnée à Grégoire Ndjaka de remercier le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé et le Chef du gouvernement, le Dr. Ibrahima Kassory Fofana, pour leur appui dans la signature d’un accord entre la RTG et l’UAR.

Cet accord porte sur la diffusion via les réseaux de l’UAR de 252 matchs de football de la CAN sur les antennes de la RTG.

Saisissant cette opportunité, le directeur général de l’UAR a également proposé que les droits de la CAN ne soient plus payés par les seuls pays africains mais qu’ils soient partagés entre pays membres et grandes entreprises installées sur ces territoires.

Les autres points abordés lors de cette audience portaient sur la formation des journalistes mais également sur le partage des contenus entre les différentes chaines de télévisions (publiques principalement) membres de l’UAR. L’objectif étant de permettre à ces chaînes d’enrichir leurs grilles de programmation.

A ce jour, la RTG n’a pas encore intégré ce réseau. Toutefois, le Premier ministre a invité le ministre de l’Information et de la Communication à mettre tout en œuvre afin que le nécessaire soit fait dans ce sens…………………………………………………………………………………………….

MINISTERE DE L’ENERGIE – DOCTEUR CHEICK TALIBY SYLLA, OBTIENT AUPRES DE L’IRAN, LA CONSTRUCTION D’UNE USINE DE PANNEAUX SOLAIRES A KINDIA ET D’UNE CENTRALE SOLAIRE DE 300 MEGAWATT EN HAUTE GUINEE

En tout cas, c’est ce qui ressort d’une rencontre cette semaine entre l’Ambassadeurd’Iran et le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla.

En effet, c’est un diplomate iranien, confiant et disponible, qui a rendu une visite de « courtoisie » au Ministre de l’énergie, entouré de ses principaux collaborateurs, respectivement Messieurs Sanfina Diakité (Secrétaire Général) et
Bandian Doumbouyah (Chef de Cabinet).

Très impressionné par la qualité de l’audience, M. S.H. REZA WAHID KIANI, déclinera avec satisfaction un important gisement d’informations relatives à un certain nombre d’actions dans le secteur électrique, visant à resserrer les liens de coopération entre l’Iran et la République de Guinée.

Ce partenariat, M. S.H. REZA WAHID KIANI, le souhaite vivement car, l’Iran exprime officiellement le besoin de s’investir dans le secteur de l’électricité en Guinée, par la réalisation des Centrales solaires et des centrales Hydro-
électriques, en BOT et BOO. Aussi, sur le plan Bilatéral, ce pays s’investira en EPC, tout en procédant à la réalisation des études et aux financements des différents projets.

D’ailleurs, pour prouver le degré d’engagement de la République Islamique d’Iran, des équipes de techniciens iraniens feront le déplacement de Conakry, la semaine prochaine en vue de conférer avec leurs homologues guinéens sur tous les aspects de la conception des études et de la mise en œuvre des différents projets inscrits dans les bottins du Ministère de l’énergie.

Le Ministre de l’Energie de la République de Guinée, Docteur Cheick Taliby Sylla, honoré par « cette visite de courtoisie » et s’appuyant sur les grandes lignes du prospectus d'investissement pour l'accès à l'électricité 2016-2020 visant à doubler le taux d'accès à l'électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d'ici à 2030, saluera l’engagement du gouvernement Iranien, qui n’en est pas à ses premières réalisations en Guinée, pour preuve l’édification du Ministère des Affaires étrangères, un don de la République Islamique d’Iran à la Guinée, se passe de tous commentaires.

En ce qui concerne le secteur Electrique, le Ministre guinéen de l’énergie, confirmera.

« L’existence des sites et suggérera à ce que l’Iran réalise la centrale solaire de 300 Mégawatt en haute Guinée. Cette centrale sera raccordée par interconnexion au réseau national, mais aussi de procéder à la construction
d’une Usine de Panneaux Solaires à Kindia » Soulignera- t- il et invitera son interlocuteur à inclure le renforcement des capacités à travers des stages et des formations du personnel qui sera déployé sur ces différents projets.

Par la voix du diplomate Iranien, son pays, la République Islamique d’Iran, souscrit aux études supplémentaires et à la « réalisation de ces deux projets ». Cette audience, placée sous le signe d’un réalisme patent prouve à  suffisance l’engagement de ce département Ministériel a trouvé des opportunités de premier ordre pour une électrification globale de tout le pays.

Pour rappel, de nos jours, seuls 29% de la population bénéficient d’un accès à l’électricité, soit 18% de la population avec en moyenne une connexion formelle et légale. En milieu rural, l’accès formel représente environ 3%……………………………………………………………………………………………..

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 25 AVRIL 2019

Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 25 avril 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  1. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 23 AVRIL 2019 

III. QUESTIONS DIVERSES

 

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a reconfirmé ses instructions relatives à la promotion des femmes dans les nominations des cadres au niveau des cabinets ministériels, conformément au programme de féminisation et de rajeunissement de l’administration publique guinéenne.

Le Chef de l’Etat a exprimé sa préoccupation par rapport aux actes de maltraitance rapportés par la presse au sujet de citoyennes guinéennes expatriées au Koweït. Il a invité le Ministre des Affaires Etrangères à suivre de très près ce dossier à travers le personnel diplomatique de l’ambassade de Guinée et à envisager, le cas échéant, les mesures nécessaires pour le rapatriement volontaire des personnes affectées. Dans le même cadre Monsieur le Président de la République a instruit les services concernés à initier les investigations nécessaires en vue d’identifier et de démanteler les filières clandestines alimentant cette émigration illégale

Le Chef de l’Etat a demandé que la mission des brigades urbaines motorisées nouvellement créées soit facilitée afin de leur permettre d’effectuer un contrôle strict et régulier de l’occupation des domaines publics et autres espaces réservés

Le Président de la République a évoqué les dispositions légales qui s’appliquent aux personnes faisant l’objet de déguerpissement pour cause d’utilité publique ou pour occupation anarchique de domaines publics. Il a rappelé que seules les personnes titulaires de titres fonciers dument authentifiés ont droit à une indemnisation de la part de l’Etat

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement à encourager et à promouvoir la création de Groupement d’Intérêt Economique (GIE) par les jeunes afin de leur ouvrir l’accès aux financements innovants qui leur sont dédiés, notamment dans l’acquisition de barques de pèche et de boulangeries containerisés et autres biens d’équipements.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 23 avril 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Hydrocarbures qui a soumis pour examen le projet de Décret portant création du Fonds d’Appui à la promotion du Gaz Butane en République de Guinée.

Le Ministre a indiqué que l’objectif est de promouvoir la consommation du gaz butane en Guinée afin de préserver le couvert végétal fortement entamé par les coupes abusives de bois pour la satisfaction des besoins énergétiques nationaux.

Il a précisé que ce projet de Décret est conforme aux dispositions de la loi portant Gouvernance Financière des Sociétés et Etablissements Publics en République de Guinée.

Le Fonds d’appui à la promotion du gaz butane aura pour mission essentielle :

  • La mise en œuvre de la stratégie nationale de vulgarisation du gaz butane
  • La compensation des différentiels de prix qui résulteraient entre les couts réels de production et les prix promotionnels homologués
  • L’Incitation à la consommation de gaz butane par la mise en œuvre de stratégies de commercialisation et de distribution en facilitant l’accès pour les consommateurs

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté le projet de Décret portant création du Fonds d’Appui à la promotion du Gaz Butane en République de Guinée.

Le Ministre de l’Information et de la Communication qui a fait une communication relative à la célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.

Il a rappelé que depuis 1993, l’Assemblée générale des Nations Unies a consacré le 03 mai de chaque année à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette occasion est mise à profit pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, évaluer la liberté de la presse à travers le monde, défendre l’indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession.

Le thème de cette année est : « Le rôle des médias dans les élections et la démocratie ». Ce thème aborde les défis actuels auxquels nos médias sont confrontés lors des élections, ainsi que leur capacité à soutenir les processus de paix et de réconciliation.

Il a indiqué que le Ministère de l’Information et de la Communication organisera une série des tables rondes et des séances de formation destinées à :

  • Vulgariser les lois sur la presse et la cybercriminalité ;
  • Informer sur les progrès réalisés en matière de liberté de la presse ;
  • Inviter les journalistes à respecter l’éthique et la déontologie de la profession ;
  • Réduire les dérapages dans l’exercice du métier de journaliste ;
  • Assurer une meilleure sécurité des journalistes en Guinée ;
  • Inciter les journalistes à adopter des attitudes responsables et citoyennes, particulièrement en temps d’élection.

Au terme des débats, le Conseil a soutenu cette initiative.

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime qui a présenté deux communications :

La première relative à l’organisation de l’Atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de l’Afrique et de l’Océan Indien, du 1erau 04 mai 2019 à Conakry ;

Il a informé que la Confédération Africaine des Organisations de Pêche Artisanale (CAOPA) s’est engagée à promouvoir les femmes dont les activités sont basées sur les opérations post-capture, transformation et commercialisation des produits de pêche frais ou transformés.

C’est dans ce cadre que la CAOPA en collaboration avec le Ministère en charge des Pêches organise à Conakry, cet atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de 30 pays d’Afrique et de l’Océan Indien.

Le thème retenu est « Des conditions de travail décentes dans le secteur de la transformation artisanale des produits de la pêche, enjeux et défis à relever ».

Le Ministre a précisé que les objectifs visés par l’atelier sont entre autres :

  • Améliorer les conditions de travail, de revenus et de vie des femmes des communautés de pêche artisanale ;
  • Augmenter la qualité des produits commercialisés par les femmes et leur part de contribution à la sécurité alimentaire.

Il a informé que le rendez-vous des femmes de la pêche artisanale, prévu le 04 mai 2019, à 10 heures, à CAMBEACH est placé sous la haute autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé l’organisation de l’Atelier en faveur des femmes de la pêche artisanale de l’Afrique et de l’Océan Indien, du 1er au 04 mai 2019 à Conakry.

  • La seconde communication est relative à la Mission d’Audit de l’Office Alimentaire et Vétérinaire de la Commission de l’Union Européenne, prévue du 13 au 17 mai 2019.

Il a indiqué que l’objectif de la mission est de vérifier la conformité du cadre règlementaire national aux normes de l’Union Européenne et la capacité de l’Office National de contrôle Sanitaire des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture (ONSPA), en sa qualité d’Autorité compétente, à faire appliquer lesdites normes sur toute la chaîne de valeur de la production, au transport en passant par la conservation et le traitement desdits produits, dans le but de préserver la santé du consommateur européen.

Si cette mission s’avère concluante, elle permettra de lever l’interdiction qui frappe les produits halieutiques guinéens ouvrant la voie à leur retour sur le marché européen.

Le Ministre a informé sur les actions urgentes à réaliser afin d’accroître les chances d’une conclusion positive de cet audit.

Au terme de l’exposé, le conseil a recommandé la tenue de la mission d’audit de l’Office Alimentaire et Vétérinaire de Commission de l’UE.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale qui a présenté une communication portant sur la Stratégie Nationale de Prévention des Conflits et de Renforcement de la Citoyenneté.

Il a affirmé que la stratégie nationale de prévention des conflits et de renforcement de la citoyenneté de par son caractère transversal, définit un cadre global d’intervention dans la perspective d’une Guinée apaisée ambitionnée par le Chef de l’Etat.

Le Ministre a indiqué que cette stratégie est formulée suivant trois grands axes d’intervention :

  • Le premier axe stratégique porte sur la promotion d’une gouvernance ouverte, participative et un dialogue politique permanent ;
  • Le deuxième axe porte sur le renforcement de la paix et d’une citoyenneté respectueuse des diversités dans un contexte d’intégration régionale ;
  • Le dernier axe cible l’amélioration du cadre juridique et réglementaire à travers la mise en adéquation des Lois, règlements et réformes en cours.

Il a soutenu que l’adoption de cette importante stratégie permettra de doter le pays d’une architecture nationale de paix coordonnant toutes les infrastructures sociales de paix et mettant fin à l’absence de cohésion des intervenants traditionnels et modernes. L’architecture comprendra la structure nationale de paix et le mécanisme national d’alerte précoce institué dans le but d’assurer la collecte d’informations pour anticiper sur les éventuelles crises de toute nature.

Le Ministre a informé que la mise en œuvre sera assurée par un cadre de coordination, de gestion et de suivi/évaluation sur la base d’un plan d’action triennal.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la mise en place de la Stratégie Nationale de Prévention des Conflits et de Renforcement de la Citoyenneté.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etrangers qui a fait une communication sur les préparatifs de la Conférence Diplomatique :

Il a rappelé que la Conférence est prévue du 29 Avril au 03 Mai 2019, autour du thème « La Diplomatie au service de l’émergence de la Guinée ».

Le Ministre a fait un rapport d’étape succinct sur les démarches entreprises et réalisées, et celles en cours de finalisation avant la Conférence. Dans ce cadre, une lettre d’information a été envoyée à l’ensemble des Chefs des Représentations diplomatiques et consulaires, leur communiquant la note conceptuelle de la Conférence, et les invitant à prendre les dispositions nécessaires pour rejoindre Conakry, avant le 25 Avril 2019, en vue de prendre part à la pré-conférence.

Il a rappelé qu’une lettre leur avait été préalablement adressée en vue de recueillir leurs contributions préliminaires sur les opportunités de coopération et les guichets de financement existant dans leurs pays d’accréditation.

Le Ministre a indiqué que l’objectif visé par cette rencontre est de susciter des échanges fructueux entre les Ministres et Ambassadeurs, en vue d’identifier et définir des objectifs précis dans le cadre des efforts visant à réorienter la diplomatie guinéenne vers les objectifs de développement.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la tenue de la conférence diplomatique du 29 avril au 3 mai 2019, à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

La Ministre du Plan et du Développement Economique a fait le compte rendu de la mission de la délégation guinéenne aux Assemblées Annuelles du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, à Washington (USA).

Elle a informé que la mission a enregistré les principaux résultats suivants:

  • L’octroi a la Guinée dès 2019, d’un appui budgétaire de la Banque Mondiale de 100 millions de dollars au lieu de 40 millions de dollars initialement promis, dans le cadre de sa politique de développement.
  • La signature de l’accord de financement du projet de gouvernance locales pour 40 millions US$ avec l’Association Internationale pour le Développement (IDA).
  • La signature de l’accord de financement IDA de 10 millions US $ en faveur des Centres d’excellence Africaine pour l’Enseignement Superieur.
  • La signature de l’accord de cofinancement du projet pour l’Agriculture familiale, Résilience et Marché en Haute et Moyenne Guinée (AgriFARM) avec le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID) pour 25 millions US $.
  • L’engagement de la Banque Mondiale de financer le projet BIRD-Enclave sur les ressources IDA à hauteur d’environ 200 millions de dollars.

Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a informé le Conseil que pour la première fois, un candidat guinéen a remporté le 1er prix du concours international de mémorisation du Saint Coran au Koweït.

Adama Sanoh, l’heureux récipiendaire, est âgé de 12 ans. A cette occasion, le SGAR envisage d’organiser une grande rencontre au Centre Islamique de Donka sous le patronage du Gouvernement, pour célébrer cette consécration.

Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a par ailleurs informé du lancement officiel des inscriptions au compte du Hadj 2019. La période d’inscription s’étend du 17 Avril au 24 Juin 2019, soit 2 mois et 6 jours.

 

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Décret : Saramady Touré nommé ambassadeur en Chine

09 Avril 2019

Selon le contenu d’un décret lu à la RTG ce mardi 9 avril, Saramady Touré, précédemment ambassadeur de Guinée, au Canada, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Chine.

Ancien ministre de l’Environnement et secrétaire permanent du parti au pouvoir, ça fait plus de 4 ans qu’il assumait les fonctions d’ambassadeur dans la région de la capitale nationale du Canada.

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06 fevrier 2019

 MINISTÈRE DU BUDGET : LE PREMIER MINISTRE A PRÉSIDÉ LA CÉRÉMONIE DE SIGNATURE DE LA CONVENTION DE CONCESSION DU GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTERIEUR

Dans le cadre de l’amélioration du système économique et de la lutte contre la corruption dans la fiscalité, ainsi que pour la stabilité de l’écosystème économique, le Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana a présidé ce jour, la cérémonie de signature de la convention de concession, de fourniture, de mise en place d’exploitation et de gestion du guichet unique électronique pour le commerce extérieur.

Cette signature entre le Gouvernement Guinéen à travers le Ministère du Budget et l’entreprise Webb Fontaine Group, a été faite en présence de membres du Gouvernement et d’institutions internationales.

 

En effet, le programme du guichet unique pour le commerce extérieur,  placé sous l’autorité du Ministre des douanes,  est une facilité permettant aux parties impliquées dans le commerce extérieur et le transport,  de fournir des informations et des documentations normalisées auprès d’un point d’entrée unique,  afin d’y remplir toutes les formalités officielles liées à l’importation, à l’exportation et au transit.  Cette étape va permettre de faciliter et de simplifier les procédures de commerce extérieur, de réduire les coûts et les délais de procédure de commerce extérieur, de garantir la traçabilité des procédures du commerce extérieur, également d’assurer la transparence des procédures du commerce extérieur, de sécuriser les recettes du commerce public et les différents intervenants  de la chaine.  Aussi,  elle permettra d’accroitre les recettes de l’Etat et de sécuriser leur collecte par la mise en place des procédures de standard applicable uniformément à tous,  et être en conformité avec les standards internationaux en matière de facilitation du commerce international et enfin,  accroitre la compétitivité des postes frontaliers maritimes et terrestres par la simplification, la standardisation, la facilitation et l’automatisation des formalités administratives  et opérations liées aux transactions commerciales sur tout le territoire Guinéen. De même, elle permettra au Port autonome de Conakry qui représente près de 90% des flux extérieurs de la Guinée, un port compétitif pour le commerce régional et international,  ainsi que le transport avec les pays voisins enclavés de la région.

C’est pourquoi le Ministre du Budget,  Ismael Dioubaté,  a tenu à rappeler que c’est à la suite d’un décret N°123 du 7 juin 2017,  que le Président de la République a décidé la mise en place d’un guichet unique du commerce extérieur en Guinée,  dans le but de créer les conditions favorables à l’amélioration du climat des affaires en Guinée. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’amélioration de la compétitivité dans la gestion et le déroulement des formalités, procédures et opérations du commerce extérieur et plus dans la fourniture d’une plate-forme mutualisée en faveur de tous les acteurs intervenant aux portes d’entrées et de sorties de la Guinée.

Prenant la parole, Didier Reymond PDG de l’entreprise Webb Fontaine Group,  a mentionné que la présente signature de convention du guichet unique,  est un projet d’envergure qui permettra de moderniser l’environnement du commerce,  tout en positionnant la Guinée aux standards internationaux. Selon lui l’installation du guichet unique dans le pays, outre l’augmentation des recettes de l’Etat, a permis l’amélioration durable des pays dans le rapport do-ing business   de la banque mondiale et spécialement l’indice du commerce transfrontalier,  du fait des temps de réduction dans le processus douanier et aussi,  la transparence dans le même processus.

Pour sa part, le Premier Ministre Kassory se dit satisfait de la signature de  cette convention sur la mise en place du guichet unique pour le commerce extérieur en Guinée. Il a réitéré que la lutte contre la corruption est l’une des priorités de son gouvernement sous l’impulsion du Président de la République. Cette plateforme du guichet unique répondra grandement  aux priorités dans la mesure où elle apporterait une simplification et une uniformisation des procédures commerciales et une sérénité dans les opérations commerciales, et une facilité dans les échanges avec le reste du monde,  ainsi que la  matérialisation des procédures,  a-t-il ajouté.

 

Il faudra noter que la création du guichet unique pour le commerce extérieur, va permettre une réduction du temps et du coût des transactions pour les différents acteurs engagés dans le commerce extérieur, et il répondra aux exigences des deux premiers piliers du PNDES, notamment la promotion d’une bonne gouvernance au service du développement durable et la transformation économique durable et inclusive de la Guinée.


Conakry le 6 février 2019 – La journée mondiale contre les mutilations sexuelles est célébrée ce mercredi 6 février. L’occasion pour tous les acteurs de se mobiliser pour les quelque 200 millions de femmes excisées.

La commémoration de cette journée a connu la présence de la Première Dame de la République, de la ministre de l’Action Sociale, de la promotion féminine et de l’Enfance, du Représentant du système des Nations unies, de la Chef de mission de l’OIM en Guinée, du Représentant du Parlement des Enfants de Guinée mais aussi de l’ensemble des acteurs concerné par ce combat.

Cette année les dirigeants du monde à travers une synergie d’action entendent traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines à l’horizon 2030. Les mutilations génitales féminines / excisions sont considérées au niveau international comme une violation des droits des filles et des femmes. Étant donné qu’elles sont souvent pratiquées sur des mineurs, elles constituent aussi une violation des droits de l’enfant. Environ 200 millions de femmes et de filles font aujourd’hui l’objet de cette pratique dangereuse et chaque année près de 4 millions de filles y sont exposées.

La République de Guinée est particulièrement affectée par cette pratique traditionnelle néfaste  au regard de l’ampleur et du caractère endogène du phénomène (96, 8% selon l’Enquête Mics de 2016, en attendant  de revoir ce chiffre à la baisse à l’analyse de l’EDS de 2018).  Les mutilations génitales féminines, datent d’avant la colonisation, sont réprimées par la loi. Mais la pratique peine a reculé bien que des sanctions aient été mises en place par les autorités du pays.

Pour la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance la commémoration de cette journée qui est une volonté de la communauté Internationale à travers le CI AF, intervient dans les États comme un puissant moyen de plaidoyer interpellant les décideurs politiques et les leaders communautaires à plus d’engagement et d’actions en faveur de l’abandon des MGF dont la pratique affecte dangereusement la santé et le bien-être de la femme.

Reprenant le message du Secrétaire Général des Nations unies, le coordonnateur du système des Nations unies dira que les objectifs de développement durable prônent l’élimination des MGF d’ici 2030. C’est pourquoi, selon, Mohamed Hama Garba, l’ONU s’associe aux acteurs mondiaux, régionaux et nationaux pour soutenir les initiatives globales et intégrées visant à la réalisation de cet objectif. La lutte contre les mutilations génitales féminines loge également au cœur des efforts que son institution mène dans le cadre du projet « Initiative Spotlight », lancé en partenariat avec l’Union Européenne pour mettre fin à toutes les formes de violences à l’encontre des femmes et des filles précise-t-il.

Pour sa part, la Première Dame de la République a rappelé qu’il est important que la protection des droits humains des femmes et des filles constitue une préoccupation internationale, régionale et nationale avec l’adoption d’instruments juridiques spécifiques et d’un cadre programmatique approprié. Selon, Djènè Condé il est aussi une évidence que le défi toujours actuel que pose la pratique des MGF ne saurait être relevé, en plus de la volonté politique, sans une réelle appropriation par les communautés de la stratégie nationale.

Pour finir, la Première Dame de la République, invite toute la communauté nationale et internationale afin qu’elle unisse les forces en vue d’apporter une réponse commune offrant aux femmes et aux filles, une meilleure protection de leurs droits et de leur santé.

Conakry le 04 Fevrier 2019

Conformément à la volonté du Président de la République, les membres du Gouvernement se succèdent devant la presse afin de partager davantage la vision et le programme de développement avec l’ensemble des populations Guinéennes. C’était au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de présenter les prouesses de son département.

A l’entame de ses propos, Abdoulaye Yéro Baldé a tout d’abord fait l’état des lieux de son département qui se trouvait dans un contexte très complexe en 2010. Le secteur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique était caractérisé entre autre par la non maitrise des effectifs des étudiants ; l’Absence des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans l’Education ; la faible valorisation des résultats de recherche et d’innovation technologique, et l’inadéquation entre les formations offertes et les besoins du marché du travail.
Ainsi à l’issue de ce constat, le département a élaboré un document de politique qui traduit sa vision qui se décline en six axes stratégiques.
• Amélioration de la gouvernance
• Amélioration de l’accès et de l’équité aux études supérieures
• Développement de la qualité
• Développement des compétences et motivation du personnel
• Renforcement du volume, de l’efficacité et de l’efficience du financement
• Promotion de la coopération scientifique et technique.

L’objectif global du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est d ‘améliorer l’accès à l’enseignement supérieur, assurer l’équité et développer la qualité des enseignements, des apprentissages et de la recherche. Pour ce faire, des réformes majeures, et non des moindres sont à saluer. Il s’agit entre autres du recensement biométrique des étudiants et du personnel d’encadrement; d’un investissement de 410 milliards GNF dans la construction d’infrastructures et achat d’équipements sur un besoin à moyen terme de 4.200 milliards GNF; la construction de plusieurs infrastructures à usage administratif et pédagogique, à l’Université de Labé et Conakry; l’aménagement des commodités dans toutes les Institutions : voies d’accès, forages, panneaux solaires, connexion internet, dortoirs pour les étudiants à Labé, Boké et à Faranah…Le Passage en grades supérieurs de 1652 enseignants-chercheurs et chercheurs dont 258 de rang magistral; et l’augmentation du budget de l’enseignement supérieur du simple à plus du double (400 milliards GNF à 900 milliards GNF) entre 2011 et 2019
Au-delà des reformes entreprises depuis l’avènement de la troisième République, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique entend relever plusieurs autres défis tels que la mutualisation des compétences, la création de l’académie des sciences de Guinée et la Bancarisation des bourses.

 LE MINISTRE DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE POURSUIT SA VISITE SUR LES DIFFERENTS SITES DE LA SEG ET EDG

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique continu sa visite sur les différentes installations des sociétés Electricité De Guinée (EDG) et de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Hier lundi 04 février 2019. Dr Cheick Taliby Sylla accompagné de son secrétaire général, Sékou Sanfina Diakité, a fait constat pas reluisant sur le site de Yessoudou, dans la préfecture de Coyah.

Et, le ministre a promis de demander des explications au directeur général de la SEG.

A Yessoulou 1, dans la sous-préfecture de Kouriah, préfecture de Coyah où se trouve une station de traitement d’eau installée depuis 1964, avec capacité de 50.000 m3 d’eau au départ, le ministre a fait savoir que c’est de cet endroit que l’essentiel de l’eau utilisée à Conakry provient. Selon ses explications, l’eau brute vient des grands sites par gravitation à travers deux conduites, et c’est à l’arrivée que l’eau est distribuée entre les différentes stations de traitement.

Dans cette même installation, se trouve la station de Yessoulou 2 qui est divisée en deux compartiments d’où l’appellation Yessoulou 2 et 3 avec une capacité de production de 75.000 m3 d’eau. Mais, vu la forte demande d’eau par les populations, Cheick Taliby Sylla trouve cette production insuffisante. « Par rapport à la croissance démographique que nous connaissons, cette production est extrêmement peu. C’est pourquoi, nous sommes là pour voir comment ces stations fonctionnent afin de voir qu’est-ce qu’on peut apporter comme aide à la Société des Eaux de Guinée », a dit le ministre.

Revenant sur les travaux de réhabilitation du site de Yessoulou 1, lancés depuis 2014, le ministre s’est dit non satisfait du retard accusé. A cet effet, il entend demander des comptes au Directeur général de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo. « Ce que j’ai vu ici ne me satisfait pas. Après 4 ans, jusqu’ici les travaux ne sont pas terminés et les installations que nous avons vues ne correspondent pas à une réhabilitation de cette ampleur avec un montant de plus de 15 millions de dollars financé par la BID.

Il était question de réhabiliter avec la restauration de Yessoulou 1 pour un volume de 6.000 m3 d’eau ; mais, ce que j’ai vu là ne donne pas cette quantité. Donc, il faut que nous demandions au Directeur Général de la SEG de nous fournir des explications. Et, je sais qu’aucun décaissement n’est plus possible pour terminer ces travaux », a-t-il déclaré. Par contre, Cheick Taliby Sylla s’est dit satisfait de la qualité de l’eau fournie à la population et remercie les partenaires de la BID pour leur appui financier.

A la rivière Kitèma où le ministre et sa suite ont fait un crochet, le secrétaire général du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, Sékou Sanfina Diakité, a expliqué que l’endroit peut servir de barrage pour une retenue d’eau. Mais, dit-il, malgré les recommandations du ministre à la direction de la SEG, aucun travail n’a été effectué sur les lieux. « En cette saison, il y a encore de l’eau qui coule ici. Il y a une canalisation qui est faite ; mais, aujourd’hui, elle est très petite. Je pense qu’avec même l’université Gamal Abdel Nasser, on peut faire des aménagements de ce site », estime le secrétaire général.

Après Coyah, le ministre et sa délégation se sont rendu au centre national de dispatching de l’électricité sis à Matato. Là également, un vaste chantier est ouvert et les travaux sont en cours de réalisation.

Selon le ministre, ces travaux ont été lancés en 2017 par le chef de l’Etat et ils connaissent une grande avancée. « En un an et quelques mois, les résultats sont concluants. Ça va permettre de sécuriser toutes les lignes de transport d’énergie et surtout de production d’électricité. Toutefois, Cheick Taliby Sylla a recensé des difficultés, dont la principale est le raccordement à la fibre optique pour avoir des informations en temps réel permettant, dit-il, de vite réagir et éviter les coupures d’électricité.

Quant à Alain Walliser, ingénieur de communication à Intec, l’un des responsables des travaux, il a indiqué que ce site permettra de gérer les réseaux électriques tout s’assurant que la production est en concordance avec la consommation. « Le dispatching est une plateforme informatique qui engrange des milliers de données et qui permet non seulement de piloter en temps réel le réseau ; mais également, il y a des logiciels qui permettent de s’assurer en permanence qu’on est en situation de sécurité », explique l’ingénieur qui ajoute que le centre permettra de gérer la stabilité du réseau de la Guinée, de la Sierra Léone et du Libéria.

L’UNICEF-Guinée a procédé, lundi 4 février 2019, à Tombo (Commune de Kaloum), à la remise officielle de 185 motos (de marque AG 100), de médicaments et d’équipements aux 40 communes de convergence pour les activités des agents de santé communautaires et des relais communautaires.

C’était en présence de deux membres du gouvernement : Dr Edouard Nyankoye Lamah, ministre d’Etat, ministre de la Santé ; Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Il y avait également le coordinateur du Programme national d’appui aux communes de convergence (PNACC), Mohamed Sikhé Camara, par ailleurs Directeur national adjoint de la Décentralisation.

Dans son intervention de circonstance, le Représentant adjoint de l’UNICEF en Guinée, Dr Guy Yogo, a formulé tout d’abord pour ses hôtes de marque et les enfants de Guinée les meilleurs vœux pour l’année 2019. Il a présenté les deux ministres présents à la cérémonie comme des pionniers qui, chaque jour et au-delà de leur lettre de mission, déploient des efforts significatifs pour les enfants de la Guinée. « Cette cérémonie qui nous réunit aujourd’hui se veut simple et humble. Elle traduit la vision de Son Excellence Monsieur le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation qui a fait de la décentralisation le canal d’épanouissement des collectivités locales. », a-t-il indiqué. Il a rappelé le souhait du ministre Bouréma Condé de voir ces motos et ces médicaments au service des populations, précisément les 2 millions de personnes vivant dans les communes de convergence. Pour Dr Goyo, la présence des deux ministres est un motif d’encouragement pour l’UNICEF afin que le projet de santé communautaire, lancé il y a un an, puisse être un modèle non seulement pour les 342 communes de la Guinée mais aussi pour toute l’Afrique. Il dira que c’est aussi un témoignage que la Guinée veut toujours se positionner comme un pays leader dans le cadre de l’accès universel aux soins de santé primaires.

Prenant la parole, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, a tenu à saluer particulièrement l’engagement de l’UNICEF et de son personnel en faveur des enfants de Guinée. Au nom du président de la République, Pr Alpha Condé et du Premier ministre, chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, il a exprimé toute la gratitude du peuple de Guinée à cette grande institution qu’est l’UNICEF. « Si vous ratez l’enfant, vous avez raté la société, car l’enfant d’aujourd’hui c’est l’adolescent de demain, c’est l’adulte d’après-demain, c’est le vieillard plus tard. Et vous travaillez pour les enfants guinéens, donc vous travaillez pour la société guinéenne. », a rappelé le Général Bouréma Condé au Représentant adjoint de l’UNICEF en Guinée. Il a pris l’engagement que les motos et les médicaments seront à utilisés à bon escient.

Dr Edouard Nyankoye Lamah, ministre d’Etat, ministre de la Santé, a remercié à son tour l’UNICEF pour ce geste magnanime qui contribuera à coup sûr à l’épanouissement du capital humain, un objectif que la Guinée s’est librement fixé dans son ambitieux mais réaliste Programme national de développement économique et social (PNDES).

31 Janvier 2019

Dans le cadre de la tenue de la première édition du Salon des entrepreneurs de Guinée (SADEN) prévue les 13 et 14 mars 2019 à Conakry, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a reçu en audience le comité d’organisation dudit Salon ainsi que les représentants du Centre du Commerce International (ITC), également co-organisateurs.

Le comité d’organisation a mis cette occasion à profit pour présenter au locataire du Palais de la Colombe, les objectifs du SADEN, l’intérêt pour notre jeunesse avant de faire un état des lieux à 6 semaines de cet événement international. En plus de la présentation du SADEN, les membres du comité sont longuement revenus sur le partenariat qui lie l’ITC au comité dans le cadre du SADEN.

Au nom du Comité d’organisation qu’il préside, le Directeur Général de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE), a remercié Monsieur le Premier Ministre pour l’opportunité et son soutien à de telles initiatives avant de passer la parole à Souleymane Camara, Commissaire Général du SADEN pour présentation succincte des objectifs et résultats attendus.

 

Poursuivant, le Commissaire Général du SADEN a sollicité une plus grande implication de plusieurs acteurs en vue de faciliter la logistique et toutes les autres commodités liées à la réussite d’un tel événement de cette envergure.

 

Pour sa part, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a tout d’abord salué l’initiative dans son ensemble avant d’apporter quelques recommandations notamment en ce qui concerne la coordination avec le Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés.

 

Avant de lever la séance, Ibrahima Kassory Fofana a réitéré que la promotion de l’entrepreneuriat est au centre des préoccupations de son Gouvernement et de fait, le locataire du Palais de la Colombe compte apporter tout son soutien au SADEN.

28 janvier 2019

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, a reçu en audience, lundi 28 janvier 2019, une mission canadienne puis Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France en Guinée, Jean-Marc Grosgurin.

Avec la délégation canadienne, il a été essentiellement question de gouvernance et de croissance économique durable en zones extractives, notamment dans la région de Boké. Dans son intervention, M. Geoffroy Groleau, Directeur du projet d’appui à la Gouvernance et à la Croissance économique durable en zones extractives (AGCEDE) a indiqué que la mission est venue pour faire le point sur les grands dossiers qui intéressent le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ; parler du présent projet qui est mis en œuvre dans trois pays de l’Afrique de l’ouest (Guinée, Ghana, Burkina Faso) ainsi que du bailleur de fonds qu’est le gouvernement du Canada qui s’intéresse énormément aux progrès qui sont faits en Guinée au niveau local. Il y a eu des échanges sur le Fonds national de développement local, le Fodel et l’ANAFIC. Le projet piloté par M. Geoffroy Groleau œuvre à ce que toutes ces initiatives de développement local puissent bénéficier aux femmes et aux jeunes. Il fera remarquer qu’un processus de décentralisation, ça prend des années. « Je vois très positivement les avancées au niveau du Fodel et du FNDL. Avec l’ANAFIC, les choses se mettent en place au niveau local », a-t-il déclaré. Avant d’annoncer une visite de terrain à Boké pour rencontrer les autorités locales, les femmes, les jeunes, les entrepreneurs locaux afin qu’ils puissent comprendre les enjeux du projet. Le ministre Bouréma Condé et son secrétaire général ont, pour leur part, rappelé que le gouvernement guinéen fait et fera toujours du développement durable l’une de ses priorités.

Quelques heures plus tard, ce fut au tour de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France en Guinée, Jean-Marc Grosgurin, d’être reçu par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé. « C’est toujours un plaisir d’être reçu par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Nous avons pu faire un point concret sur tous les sujets d’actualité, sur les sujets bilatéraux, notamment les prochaines visites, les prochaines missions qui s’annoncent ; et sur les sujets d’intérêt commun. Le Général Bouréma Condé est un partenaire et un interlocuteur incontournable pour nous. Nous sommes venus faire un point avec lui, encore une fois, pour pouvoir se projeter sur les prochaines semaines, les prochains mois et surtout l’ensemble des projets que l’on a avec la Guinée. On est sorti du cadre strict de l’administration du Territoire, nous avons aussi évoqué des sujets de coopération, de développement et d’autres sujets. », a confié le diplomate français.

28 janvier 2019

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, a entamé hier lundi 28 janvier 2019, sur les différents sites des centrales Thermiques et les stations de pompage d’Eau de Conakry. L’objectif de cette tournée, est de s’enquérir de l’état de ces différents sites pendant cette période d’étiage.

C’est par le chantier de la centrale thermique de la Tannerie, que le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla accompagné de plusieurs cadres de son Département a commencé sa tournée sur les différents des centrales thermiques et de pompage d’eau de la capitale. Avec une capacité prévisionnelle de 50 MW, la construction de cette centrale permettra à notre pays, d’augmenter davantage la production d’Energie dans nos différentes villes « le gouvernement a bien voulu mettre à la disposition du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique les moyens pour construire une centrale thermique de 50 MW. Cette initiative vient suite aux calculs qui ont été effectués pour connaitre, après le lancement de Kaléta en 2015, est-ce qu’on peut se retrouver avec un déficit d’ici 2019 ? Les centrales thermiques de Kaloum et l’adjonction des 100 MW nous permettaient de pouvoir alimenter le système interconnecté d’EDG jusqu’en 2016-2017. En 2018, il fallait une adjonction de 50 MW. Ainsi, nous avons pris contact avec la société ENDEAVOR pour monter ce projet-là qui consiste à réaliser la centrale et la rétrocéder à la Guinée » a expliqué le ministre Cheick Taliby Sylla.

Avant de quitter le chantier, le ministre a instruit aux responsables de ladite société de passer par tous les moyens afin d’achever les travaux avant le mois de Mai prochain.

De la Tannerie, Dr Cheick Taliby Sylla et son équipe se sont rendus sur les sites des stations de pompage d’eau de Kobaya et Kakimbo pour toucher du doigt la réalité du fonctionnement de ces différentes stations pendant cette période d’étiage « cette station a douze forages, pour une production de 8 000 mètres cube. Je ne sais pas maintenant quelle est la situation actuelle ? Mais, au moment où on le faisait avec toutes les réhabilitations qui sont arrivées, elle doit pouvoir produire les 8 000 mètres cube d’eau en 20h ou 22h de pompage. Ce que nous constatons, c’est surtout l’entretien des forages, les ventouses dont certaines qui fonctionnent pas, il y a des conduites dénudées et surtout, la station est arrêtée au moment où il n’y a pas d’eau en ville.

Qu’est ce qui a motivé ça ? Nous poserons la question à la direction générale de la SEG pour pouvoir répondre aux populations de Conakry. Pourquoi cette station-là ne fonctionne pas étant donné qu’elle a été faite pour pouvoir alimenter la zone basse de Lambanyi et le réservoir de Simbaya. Donc, les groupes ne fonctionnent pas et s’ils ne fonctionnent pas, ça veut dire qu’il n’y a pas de carburant. Cette question sera posée au directeur général de la SEG » a promis le ministre de l’Energie.

Pour terminer, le ministre a promis de prendre des dispositions adéquates pour les biens de la population guinéenne.

Conakry, le 28 janvier 2019

 – Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a présidé ce jour, la cérémonie d’ouverture de la Réunion consultative régionale de l’AREI pour l’Afrique de l’Ouest. Cette réunion qui a regroupé plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest a pour objectif de mettre en place un système d’aide aux différents pays dans l’exploitation des ressources potentielles pour le développement des énergies renouvelables.

 

L’AREI est une initiative de transformation menée par l’Afrique pour accélérer, intensifier et exploiter l’énorme potentiel du continent en matière de sources d’énergie renouvelable. L’initiative se concentre sur l’élaboration de solutions intégrées au défi d’élargir l’accès à des services énergétiques propres, d’améliorer le bien-être humain et de mettre les pays africains sur la voie d’un développement durable et respectueux du climat.

 

L’AREI est une vision et une cadre globale pour atteindre les objectifs précis à court, moins et long terme dans le domaine particulier des énergies renouvelables sur le continent Africain. C’est une vision continentale unique et soutenue par 54 chefs d’État sous le leadership du Président de la République Alpha Condé, président du conseil d’administration d’AREI et Coordinateur de l’énergie renouvelable en Afrique.

 

Pour la directrice Régionale de l’AREI, cette initiative est sans aucun doute la proposition la plus audacieuse et d’une certaine manière la plus complexe et la plus transformatrice issus des négociations sur le climat. Selon elle, le caractère unique d’AREI repose sur la nature de son conseil d’administration composé de cinq chefs d’État représentant chacun une sous-région Africaine. Ce qui montre l’importance de l’initiative et les enjeux de l’énergie renouvelable pour le continent Africain mais également la volonté politique de créer une dynamique positive pour apporter de la lumière mais également de l’emploi, de l’éducation et la santé, un avenir éclairé à tous explique-t-elle.

Pour sa part, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique dira que cette rencontre de Conakry après celles des autres régions vise à jeter les bases d’une interaction continue entre l’IDU et les parties prenantes de la région CEDEAO, ce pour renforcer l’opérationnalité des activités de cet organisme sous la veille constante et permanente de chaque pays.

 

À rappeler que cette consultation est la dernière dans une série de cinq dont quatre réunions ont précédemment eu lieu en avril 2018 au Tchad pour l’Afrique Centrale, en Nairobi en juillet pour l’Afrique de l’Est, au Caire en octobre 2018 pour l’Afrique du Nord et à Windhoek en novembre 2018 pour l’Afrique Australe.

28 janvier 2019

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE – LA PROMOTION DE L’AGRICULTURE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUINÉE UNE PRIORITÉ DU PRÉSIDENT ALPHA CONDÉ

Conakry, le 28 janvier 2019 – Une semaine après le passage du Ministre des Postes et Télécommunications dans le cadre de la série de comptes rendus relatifs aux activités du Gouvernement, la Ministre de l’Agriculture Mariama Camara s’est aussi prêté à cet exercice face à la presse.

Le Gouvernement Guinéen a placé le secteur de l’agriculture au centre de ses priorités de développement afin d’atteindre ses objectifs de sécurité alimentaire et de transformation économique du pays. Ce choix tient en grande partie aux potentialités naturelles dont dispose le pays, mais aussi au caractère fortement inclusif du secteur agricole.

C’est pourquoi la Ministre a tenu tout d’abord à rappeler que depuis 2011, le Chef de l’Etat, s’est investi dans le soutien à l’agriculture à travers des initiatives à la suite de sa première rencontre avec le monde paysan à la case de Bellevue dont l’objectif visé était d’assurer en priorité l’autosuffisance alimentaire des populations, en riz, de diversifier les productions vivrières et de promouvoir les cultures d’exportation.

Cette volonté du Président Alpha Condé se traduit sur la base d’un programme volontariste d’appui directe aux producteurs afin de traduire en actions concrètes cet engagement politique de la plus haute autorité de l’Etat.  Ainsi, dans cette démarche le Gouvernement a confirmé le choix du secteur agricole comme moteur de la croissance économique de la Guinée.

Cela s’est traduit par l’élaboration des documents de politique notamment , le Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020 (PNDES), la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA), le Plan National d’Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN 2018-2025), le Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD 2016-2020) et la Loi d’Orientation Agricole (LOA), en tant qu’instrument législatif et de plaidoyer pour le secteur agricole.

Poursuivant la ministre Mariama Camara a mis un accent particulier sur les efforts sur le plan institutionnel depuis 2011, qui a permis à la mission d’appui du Ministère de l’Agriculture au monde rural a été renforcée à travers l’érection des structures de recherche, de vulgarisation-conseil et de statistiques agricoles en Etablissements Publics à caractère administratif, dotés d’une autonomie de gestion afin de remplir efficacement et durablement leur mandat en faveur des producteurs.  De même, le renforcement des capacités humaines et matérielles a permis d’améliorer de façon significative l’appui conseil aux producteurs sur l’ensemble du territoire National précise-t-elle.

A travers les efforts consentis par le Président de la République Alpha Condé,  l’ANPROCA est passée d’un encadrement de 70 800 ménages en 2011 à 115 800 ménages en 2018, soit un accroissement de 63.5%. Le ratio moyen d’encadrement est passé de 200 à 150 ménages par Conseiller Agricole ce qui permet d’améliorer l’efficacité du conseil agricole.

Selon, la ministre de l’Agriculture ‘’ANPROCA’’ a également participé efficacement à la mise en œuvre des actions agricoles des initiatives présidentielles dans l’identification des bénéficiaires, la distribution des semences et plants, l’appui-conseil pour la mise en place et l’entretien des plantations. En matière d’approvisionnement en intrants, le Gouvernement, a mis à la disposition des producteurs des engrais destinés à toutes les filières agricoles, à travers le fonds de soutien à la campagne. L’approvisionnement en engrais a connu une évolution significative, elle est passée de 2 000 tonnes par an jusqu’en 2010 à 100 000 tonnes en 2018.

Ainsi, depuis 2011, au total 213 835 tonnes d’engrais ont été distribuées aux producteurs au prix subventionné de 135 000 GNF contre 230 000 FG le sac de 50 kg au prix sur le marché, soit un taux de subvention de 59%. En matière de semences vivrières améliorées, 19 000 tonnes de riz, 1 494 tonnes de maïs et 254 tonnes de soja ont été distribuées tandis qu’avant 2010 il n’existait aucun mécanisme d’approvisionnement de semences malgré l’existence des centres semenciers qui sont restés inopérants.

Par ailleurs, en dépit de la crise sanitaire en 2014-2015 de la maladie à virus Ebola, la Guinée a mis 330 tonnes de semences de riz à la disposition de nos pays voisins, le Libéria et la Sierra Leone. Pour les cas du café arabica et du sésame blanc dont les appuis résultent de l’initiative présidentielle, il a été acquis et distribué : – 1 008 kg de sésame blanc à des fins de multiplication auprès des stations de recherche et des paysans, 1 800 000 plants de café arabica ont été distribués à 3 852 paysans en Moyenne Guinée pour une superficie de 1200 ha ; Pour les semences maraîchères, 120 Kg ont été acquis et distribués à plus de 3 800 bénéficiaires en Moyenne Guinée

21 janvier 2019

LE MINISTRE IBRAHIMA KOUROUMA ET L’AMBASSADEUR DU MAROC SUR LE CHANTIER DES 39 km DE RÉSEAUX D`ASSAINISSEMENT LIQUIDE DANS LA COMMUNE DE MATAM

Monsieur le Ministre, Dr Ibrahima Kourouma, l’Ambassadeur du Maroc Monsieur Driss Azbayen et les services techniques de la Ville et de l’Aménagement du Territoire se sont rendus ce lundi 21 janvier 2019 sur le chantier des 39 km de réseaux d’assainissement liquide et des latrines en cours de réalisation dans la commune de Matam. A la fin de la visite, Monsieur le Ministre, l’Ambassadeur du Maroc et le Maire de Matam ont chacun livré un message de satisfaction.

Monsieur le Ministre « Lorsque le Roi Mohamed VI est venu en Guinée en avril 2017, des conventions ont été signées entre la Guinée et le Maroc. Parmi les projets signés, le MVAT a bénéficié deux projets : l’assainissement liquide et la mise á niveau urbain. Aujourd’hui nous sommes là pour visiter le chantier du nouveau projet : assainissement liquide qui a une valeur de 13.000.000 Dollars US dont 12.500.000 Dollars US sont payés par le Maroc et 500.000 Dollars US payés par le Gouvernement guinéen. Cet assainissement liquide couvre 39 km de réseaux dont la réalisation permettre l’écoulement liquide des eaux usées. 2500 familles seront branchées aux réseaux. Deux stations de pompage seront également réalisées dans ce projet. 100 familles se situant à des niveaux très bas par rapport aux réseaux vont bénéficier des latrines.

La première phase que nous visitons aujourd’hui est une phase préliminaire dont le coût s’élève à 5.000.000 Dollars US du montant total du projet. Cette phase préliminaire est réalisée 70 pourcents. Il faut préciser que la deuxième phase est déjà avisée au niveau du Maroc, un appel d’offre est déjà lancé. Ceci est d’autant important comme vous savez l’objectif du Président de la République est de faire en sorte que les populations puissent vivre décemment dans les quartiers. Les communes de Dixinn et Matam vont dans premier temps bénéficier de ce projet. Les eaux usées qui stagnent dans ces quartiers, source de maladie parfois, vont être prises en charge par les réseaux en cours de construction. Les 1500 familles sur 2500 qui seront branchées aux réseaux verront la fin de leur calvaire en termes d’assainissement liquide. A travers ce projet, les compatriotes se rendront compte qu’une fois plus que les promesses du Président sont en train d’être réalisées au niveau du MVAT en matière d’assainissement liquide. »

Á la question de savoir la prise en charge des quartiers des autres communes, le Ministre dira je cite.

« Je voudrais signaler que ce ne sont toutes les communes qui vont bénéficier ce projet, mais il y a différents projets qui vont être réalisées pour permettre aux populations des autres communes de sortir de cette situation de salubrité. Ce que nous faisons aujourd’hui est un projet qui prend en compte deux communes Matam et Dixinn. La Commune de Kaloum bénéficie déjà des stations d’épurations et qui font qu’au niveau de Kaloum, la situation est beaucoup moins critique. Les autres communes que sont Matoto et Ratoma seront prise en compte prochainement et, des actions vont être menées pour que chacune de ces communes puissent être desservies »

 

 

Ouverture, jeudi, à Conakry des travaux de la revue annuelle 2018 des activités de l’OIM Guinée

L’Organisation des Nations Unies en charge des Migrations (OIM) Guinée et ses partenaires sont réunis à Conakry pour la revue annuelle des activités programmées au cours de l’année 2018, proposer des actions pour 2019 et valider le Plan de travail et de budgétisation annuel (PTBA) pour l’année 2019.

Cette revue annuelle de 2 jours vise à créer un cadre propice d’échanges sur les principales réalisations de l’année 2018 en vue dit-on de dégager des recommandations et des ajustements nécessaires devant permettre à l’OIM et ses partenaires d’harmoniser leurs interventions pour l’année 2019 avec les priorités nationales de développement de la Guinée.

La rencontre regroupe près de 80 participants venus des départements ministériels, des Organisations de la Société civile, des Agences du système des Nations Unies porteuses des projets conjoints avec l’OIM et les chargés de projets ou points focaux des projets de l’OIM.

Les travaux consisteront entre autres à faire le bilan d’exécution du Plan d’action 2018, évaluer l’exécution des activités programmées au cours de l’année 2018 et proposer des actions pour 2019, valider le Plan de travail et de budgétisation annuel (PTBA) de l’OIM pour l’année 2019.

Egalement mettre en exergue les principaux résultats obtenus, définir des domaines et modalités pratiques pour faciliter l’harmonisation des interventions de l’OIM sur le terrain et la création des synergies avec les Agences du système des Nations Unies, réfléchir sur les modalités de gestion et de mobilisation des ressources.

Dans son discours de bienvenue, la Cheffe de Mission de l’OIM Guinée, Madame Ndiaye Fatou Diallo  a indiqué que la présente revue annuelle 2018 de l’OIM  rentre dans le plan cadre  des Nations Unies pour l’aide au développement sur la base d’un consensus entre le gouvernement guinéen, les Organisations de la Société Civile, les partenaires techniques et financiers et le système des Nations Unies dans le but de contribuer de façon coordonnée et efficace la mise en œuvre du Programme National de Développement Economique et Social de la Guinée (PNDES), du Programme des Nations Unies pour l’Aide au Développement (PNUAD), de la Stratégie OIM 2017- 2020, de l’Agenda 2020 de la CEDEAO, de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et de l’atteinte des objectifs de développement durable 2030.

19 Décembre 2019

Conakry, le 19 décembre 2018 – Ce mercredi 19 décembre 2018, dans la matinée, la salle de réunion du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a servi de cadre à la cérémonie d’adieu organisée en l’honneur de l’experte béninoise en fonction publique, Mme Félicienne Sophie Panodou, qui, ces quatre dernières années, a travaillé à la satisfaction générale au sein de l’équipe d’assistance technique du Programme d’appui sectoriel à la Décentralisation et à la Déconcentration (PASDD). Un programme financé par l’Union européenne et qui sera clos à la fin de ce mois.

A la veille du départ de cette grande amie de la Guinée pour son Bénin natal, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation , le général Bouréma Condé, a tenu à lui rendre un hommage mérité pour tout ce qu’elle a fait dans le cadre de la mise en œuvre du PASDD. C’est ainsi qu’il a été décidé d’organiser en son honneur une cérémonie d’adieu, en présence des membres du cabinet, des directeurs nationaux ; des chefs des services d’appui et rattachés du MATD ; du représentant de B&S Europe, des membres de l’équipe d’assistance technique ; du Consul honoraire du Bénin en Guinée, du Directeur de cabinet du Gouvernorat de Conakry.

Dans son intervention, monsieur le ministre a décrit Mme Félicienne Sophie Panodou comme une personne affable, joviale, sociale, généreuse, aimable et courtoise. Le général Bouréma Condé est revenu notamment sur le don de 5.000 euros que cette experte a fait, à titre personnel, pour l’entretien du centre de santé de Takoura, dans la sous-préfecture de Gbèrèdou-Baranama (préfecture de Kankan). Et c’est au regard de ce geste magnanime que le doyen dudit village, Siriman Condé, a élevé la Béninoise au rang de citoyenne d’honneur. Tous les autres intervenants (Ousmane SAKO, chef de l’équipe d’assistance technique ; le représentant de B&S Europe) ont abondé dans le même sens en tressant des couronnes à Mme Félicienne Sophie Panodou. Il y a eu également de la part des cadres du MATD des témoignages pathétiques sur l’humilité, la courtoisie et la générosité de l’experte en fonction publique.

Très émue, cette dernière s’est dite honorée par le MATD et la Guinée, qu’elle a promis de garder à jamais dans son cœur. « Vous êtes ma famille », a-t-elle déclaré, tout en émettant le souhait de voir les acquis du PASDD capitalisés et pérennisés dans l’intérêt des populations guinéennes. Le Consul honoraire du Bénin en Guinée a remercié le MATD pour l’honneur fait à sa compatriote, à qui il a souhaité bon retour au pays.

Comme cadeaux symboliques, un tableau représentant le masque Nimba et des habits traditionnels ont été offerts à Mme Félicienne Sophie Panodou par le ministre lui-même, le Directeur national de l’Administration du Territoire, Fadama Itala Kourouma et le Directeur national de la Décentralisation, Abdoulaye Kaba.
L’occasion a été mise à profit pour présenter à l’assistance le Prix d’excellence de la Bonne gouvernance qui, le 30 novembre dernier, a été décerné au ministre Bouréma Condé par COPE-Guinée.
C’est par une collation que la cérémonie a pris fin, dans une atmosphère bon enfant.

12 Decembre 2018


Bissau, le 12 Décembre 2018 – Une Mission du Comité ministériel de suivi de la CEDEAO était en Guinée-Bissau, mercredi 12 décembre, pour relancer le processus électoral, suite à la suspension de toutes les activités par une Décision du Procureur général de la région de Bissau.

En compagnie du Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, émissaire du Président de la République, Alpha Condé, Médiateur de la CEDEAO, il y avaient le Ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Geoffrey Onyema, et du président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou.

Suite aux différentes séances de travail avec le Président de la République, José Mario Vaz, son Premier ministre, Aristide Gomes, ainsi que du Procureur général de Bissau, les émissaires de la CEDEAO ont obtenu l’engagement ferme des autorités à prendre toutes les dispositions, afin de poursuivre les opérations d’enrôlement des électeurs, dont la phase du recensement brute est à 90%.

A rappeler que suite à la Feuille de route des Chefs d’Etat de la CEDEAO, en avril dernier, à Lomé, un Premier ministre et un Gouvernement de consensus ont été nommés par le Président Vaz pour conduire la Guinée-Bissau vers l’organisation des élections législatives, le 18 novembre dernier.
Mais, les conditions techniques n’ayant pas permis à la Commission électorale d’actualiser le fichier à temps, la Mission ministérielle de la CEDEAO avait obtenu, début novembre, la prorogation du processus, pour enfin organiser le scrutin législatif avant fin janvier 2019.
A ce jour, la CEDEAO, engagée aux côtés d’autres institutions internationales, a débloqué quelques deux milliards de Francs CFA pour appuyer le processus électoral en Guinée-Bissau.

A noter qu’à l’occasion de la mission du 12 décembre, à Bissau, le Ministre nigérian des Affaires étrangères a remis au gouvernement bissau-guinéen des véhicules et des motos destinés aux opérations électorales. Ces engins roulants s’ajoutent aux kits de recensement que le Nigéria a déjà mis à la disposition du pays à la faveur de l’enrôlement en cours des électeurs.

Ibrahima camara

Visite de terrain du Ministre du Budget

Le Ministre du Budget a entamé ce mercredi 12 septembre 2018 une visite de terrain qui l’a conduit au Centre de Gestion Agréé (CGA) de Matam et dans les sections communales des Impôts de Matam et de Kaloum. L’objectif est de toucher du doigt les réalités et impulser la nouvelle dynamique de travail aux agents de ses différentes structures.

En compagnie de Serena BERTAINA Cheffe d’équipe Economie et Santé de la Délégation de l’Union Européenne en Guinée et d’une délégation d’Expertise France, le Ministre du Budget a entamé son périple par le Centre de Gestion Agréé (CGA) de Matam. Les échanges ont permis de faire le point des activités menées depuis la mise en place du centre et aussi de relever les difficultés auxquelles il fait face. Le Ministre Ismaël Dioubaté a saisi l’occasion pour saluer les efforts consentis jusque-là pour soutenir l’initiative présidentielle de formalisation du secteur dit informel. Il a ensuite appelé les uns et les autres (DNI-CGA) à renforcer la sensibilisation autour de l’adhésion aux CGA afin de stimuler davantage l’économie guinéenne et favoriser l’essor de l’entreprenariat privé.

Le Ministre Dioubaté rassura enfin de sa volonté d’œuvrer à travers la Direction Nationale des Impôts à trouver des solutions rapides aux contraintes qui entravent au bon fonctionnement des CGA et ce, conformément aux instructions du Président de la République.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue respectivement à la Section Communale des Impôts de Matam et celle de Kaloum. Partout le constat a été le même : ces démembrements ont besoin d’un accompagnement pour mener à bien les missions de collecte de recettes. Cette remarque est d’autant plus pertinente qu’elle a fait l’objet d’un débriefing dès après la fin de la visite de terrain.

Regroupés autour du Ministre du Budget, les cadres du cabinet et de la Direction Nationale des Impôts ont émis les premières réflexions autour de la délocalisation des services des impôts visités ce mercredi et surtout l’informatisation de leur circuit administratif. Il a aussi été question de prioriser la dématérialisation des moyens de paiement dans ces structures pour accroitre leur niveau de collecte des taxes et impôts en minimisant les risques de déperdition ou de détournement.

Pour relever ces défis, le Ministre a sollicité un appui de l’Union Européenne. Il a par ailleurs appelé l’administration fiscale à redoubler d’efforts dans son programme de modernisation. Cela passera sans doute par la finalisation des projets d’interconnexion entre les Impôts, la Douane et la Banque Centrale mais aussi les structures telles que l’Agence pour la Promotion des Investissements Privés et les Centres de Gestion Agréés.

Les députés ouvrent la voie à la promulgation des 2 premiers financements chinois

Les députés ont voté le lundi 10 décembre 2018 les accords de prêts relatifs à la réfection de la route nationale RN1 et les travaux de bitumage de la voirie urbaine de Conakry. Ce vote favorable constitue une étape de la levée des conditions suspensives des accords de prêts.

Les encours de prêts de ces 2 projets s’élèvent respectivement à 329 millions d’euros pour la RN1 et 186 millions d’euros pour le projet de la voirie de Conakry.

Les accords de prêts avaient été signés le 5 septembre 2018 à Pékin, en Chine en marge du Forum de coopération Chine-Afrique. Les négociations avec la syndication de Banques, avec comme tête de file ICBC, ont permis à la Guinée d’obtenir des conditions financières d’un prêt semi-concessionnel. La maturité de chaque prêt est de 15 ans avec un différé d’amortissement de 4 ans au taux indexé sur l’Euribor 6 mois plus une marge d’intérêt. Le paiement des intérêts et l’amortissement du principal se feront via un compte séquestre abondé par les royalties tirées des activités minières de trois sociétés chinoises.

Les conditions de financement respectent le plafond de l’endettement non-concessionnel du programme économique et financier avec le Fonds monétaire international.


Conakry, le 12 Décembre 2018 – Conakry, le 12 décembre 2018 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a reçu ce mercredi en audience la Directrice Afrique de l’Agence française de Développement ‘’AFD’’.

Cette audience intervient moins de 24 heures après celle avec le Président de la République Alpha Condé et s’inscrit dans le cadre de la revue des portefeuilles pour discuter avec l’équipe gouvernementale des financements à venir mais aussi réaffirmés aux autorités guinéennes et acteurs locaux de la priorité africaine de la nouvelle stratégie de l’Agence Française de Développement.

L’agriculture figure parmi les importants dossiers qui seront traités par cette mission conduite par Rima Le Coguic. La France via l’AFD s’est engagée à financer à hauteur de 477 millions d’euros le Plan National de développement économique et social (PNDES) porté par le gouvernement guinéen d’ici 2020. De nouveaux partenariats seront aussi scellés avec des acteurs privés, notamment avec l’institution de microfinance qui accompagne le secteur informel et les petits entrepreneurs.

L’AFD engage en moyenne 100 millions d’euros par an en Guinée dans des secteurs prioritaires : le développement local et rural, l’éducation et la formation professionnelle, l’énergie et l’eau, la santé, la préservation environnementale et l’appui au secteur privé. S’agissant de l’agriculture et du secteur rural, l’AFD finance notamment le projet Saritem dont l’objectif est de soutenir les filières rizicoles et salicoles dans les zones de mangroves en Guinée maritime, le développement de la rizipisciculture en Guinée forestière qui touche aujourd’hui près de 1500 producteurs, le désenclavement des zones de productions agricoles grâce à la réhabilitation de 615 km de pistes rurales.

Pour la Directrice Afrique de l’Agence Française de Développement l’objectif de leur présence en Guinée consiste à discuter avec le Président Alpha Condé, son Premier ministre, des différentes activités que mènent l’AFD et des perspectives dans le cadre de l’appui que son institution apporte à la Guinée. Selon Rima Le Coguic, la France accorde déjà 500 millions d’euros pour appuyer la mise en œuvre du PNDES et évolue sur trois secteurs à savoir l’éducation, l’agriculture –infrastructures, énergie et eau avec un appui sur la gouvernance financière et économique.

Pour sa part, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a clairement précisé à la Directrice Afrique de l’AFD, ces priorités tournées vers l’appui au secteur de l’agriculture, à la décentralisation avec l’ANAFIC et des actions en vue de renforcer la mobilisation des recettes intérieures en matière de renforcement de capacités des différentes institutions tout comme l’appui au secteur de l’énergie et de l’eau.

Poursuivant, le Premier ministre, Chef du Gouvernement s’est réjoui d’apprendre que l’Agence Française de Développement compte décaisser courant 2019, près de 130 millions d’euros qui seront investi dans les secteurs de la formation professionnelle, l’éducation, l’énergie et l’eau principalement.

Ibrahima camara

 


Le Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement a pris fonction ce mercredi 12 décembre 2018. Cette cérémonie a été présidée par Mme Fanta Cissé, Secrétaire Générale du ministère.

C’est dans la salle de conférence du Ministère du Commerce que cette passation de service s’est déroulée entre le Directeur Général sortant et entrant, ainsi que le Directeur Général Adjoint entrant.

La rencontre a été conduite par l’Inspecteur Général du ministère. Dans son intervention, il a rappelé quelques dispositions relatives aux dossiers en instance que le directeur général sortant devrait transmettre à son successeur.

Dans son message, le Directeur Général sortant Mohamed Lamine CISSE a remercié tout d’abord son Excellence Monsieur le Chef d’Etat le Professeur Alpha CONDE et monsieur le Ministre du Commerce pour la confiance placée en sa modeste personne pour les deux années passées à la tête du BSD. Il a aussi remercié le nouveau Directeur Général qui a été son collaborateur direct durant ces deux années. Au personnel qu’il a mis en place et formé, il a remercié et demandé à chacun de redoubler d’efforts pour continuer son œuvre.

De son côté, monsieur Abdoulaye Bella DIALLO, Directeur Général entrant très ému, a remercié le Directeur Général sortant tout en exhortant le personnel au travail. Poursuivant, il a réitéré sa volonté à travailler dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes cadres du ministère.
Au même moment, il a à son tour passé le témoin à Monsieur Houssein BANGOURA Directeur Général Adjoint entrant. Ce dernier a pour sa part, promis également de ne ménager aucun effort pour sa réussite dans sa nouvelle fonction.

Le personnel du BSD a dans un discours rendu un brillant hommage à Monsieur Mohamed Lamine CISSE Directeur Général sortant.
Enfin de séance, Madame la Secrétaire Générale a de son côté remercié et encouragé le Directeur Général sortant avant de féliciter les deux nouveaux Directeurs entrant.

Elle a aussi exprimée sa volonté d’une bonne collaboration au sein du département.

 JT du 11 decembre 2018

Les travaux de construction du projet GAC sont achevés à 75 %

Guinea Alumina Corporation (GAC), qui développe une mine de bauxite dans la région de Boké et qui est l’un des plus importants investissements réalisés en Guinée au cours des 40 dernières années, a annoncé aujourd’hui que les travaux de construction de son projet sont complétés à 75 %.

GAC est une filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), qui est l’une des plus grandes entreprises d’aluminium au monde. Les premières exportations de bauxite du projet GAC sont attendues au cours du second semestre 2019.

Plus de 3 000 personnes, dont plus de 80% sont Guinéens, travaillent actuellement sur le projet GAC. À ce jour, la construction représente 23 millions d’heures de travail, l’équivalent d’une personne travaillant pendant plus de 8 700 ans.

Le projet a enregistré près de 9 millions d’heures de travail sans accident entraînant un arrêt de travail. Pour l’année 2018, le taux de fréquence des blessures enregistré chez GAC est de 0,8 par million d’heures travaillées, soit moins du quart de la référence mondiale dans le secteur de l’exploitation de la bauxite publié par l’Institut international de l’aluminium pour l’année dernière.

Paulo Castellari, Président Directeur Général de GAC, a déclaré : « Nous entrons maintenant dans la phase finale de la construction de notre projet et nous nous concentrons sur la réalisation de notre objectif qui est la première exportation de bauxite en toute sécurité, dans les délais et dans le budget impartis. Nous travaillons également d’arrache-pied sur nos préparatifs pour exploiter efficacement nos installations d’extraction et d’exportation une fois la construction terminée, au profit de la Guinée et de EGA pour les décennies à venir. ”

La Guinée est le plus grand détenteur de ressources en bauxite au monde, et le projet GAC contribuera de manière significative aux exportations du pays en bauxite, d’où provient l’aluminium. Une fois la mise en service accomplie, le projet devrait produire environ 12 millions de tonnes de bauxite par an.

Le coût total budgété du projet GAC s’élève à environ 1,4 milliard de dollars.

La concession de GAC est située dans la région de Boké, au nord-ouest de la Guinée, à proximité de mines existantes exploitées par d’autres sociétés minières.

La bauxite sera transportée par voie ferrée jusqu’à la côte, utilisant les mêmes lignes ferroviaires que ces autres compagnies.

GAC est également en train de construire des installations portuaires, y compris une aire de déchargement et une plateforme d’exportation à Kamsar, qui est un port de bauxite bien établi sur la côte.

Au cours de la phase opérationnelle, le projet devrait employer près de 400 personnes, en plus de 400 sous-traitants. GAC investit également dans le soutien des communautés proches de ses opérations, en abordant des problèmes tels que la santé, l’éducation et la formation.

Dernièrement, le projet GAC a franchi de nombreuses étapes, avec notamment l’arrivée en Guinée de pièces d’équipement majeures. Le culbuteur de wagons, qui permet le déchargement de manière sûre et efficace des wagons chargés de bauxite, est arrivé en juin. Cela a été suivi en octobre par l’arrivée du récupérateur empileur, qui, avec ses 1 300 tonnes, est l’équipement le plus volumineux du projet. En novembre, GAC a reçu deux locomotives de manœuvre qui seront utilisées pour déplacer les wagons sur la plateforme de déchargement de GAC à Kamsar et à la mine.

Enfin, GAC a récemment achevé la construction d’un réservoir d’eau de 750 000 m3 sur la rivière Tiouladiwol dans le district de Boulere, ce qui permettra de limiter la poussière le long des routes de transport minier et de contribuer à la lutte contre les incendies, et a terminé les travaux sur les boucles ferroviaires sur son site minier et au port.

Pour contribuer davantage au développement de la région de Boké, GAC apporte régulièrement des contributions allant au-delà de son cœur de métier pour soutenir les communautés locales en termes de santé, d’éducation et de développement d’infrastructures. Depuis 2014, GAC a consacré plus de 11 millions de dollars pour des projets de développement communautaire locaux, notamment la construction de huit centres de santé. La société a également fourni de l’eau potable par le biais de la construction de 52 puits et a construit onze écoles bénéficiant à plus de 5 500 enfants. Autant que possible, GAC s’approvisionne localement en biens et services, ce qui profite aux personnes vivant à proximité immédiate de ses opérations. En outre, depuis 2016, plus de 56% du nombre total de contrats de fourniture passés par GAC ont été passés avec des sociétés guinéennes. La valeur totale de ces contrats dépasse 37 millions de dollars.

Contexte GAC :

Guinea Alumina Corporation (GAC S.A.) est une société minière d’extraction de bauxite, filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), l’une des plus importantes compagnies d’aluminium au monde.

Emirates Global Aluminium (EGA) est détenue à parts égales par Mubadala Investment Company of Abu Dhabi et Investment Corporation of Dubaï. Elle exploite des fonderies en aluminium à Dubaï et Abu Dhabi avec une capacité de production combinée de 2,6 millions de tonnes en 2017. La production d’EGA fait des Emirats Arabes unis le cinquième pays au monde en matière de production d’aluminium. EGA est également propriétaire de Guinea Alumina Corporation (GAC), une société de développement minier qui travaille actuellement au développement de son projet d’exportation de bauxite en République de Guinée.

Secteur minier guinéen : l’État et le consortium SMB-Winning signent trois conventions pour un investissement total de trois milliards de dollars

La Guinée et le consortium minier SMB-Winning ont signé, lundi 26 novembre 2018, trois conventions pour un investissement total de trois milliards de dollars US. Ces conventions vont donner un nouveau départ à l’économie nationale dans divers secteurs et inaugureront véritablement l’ère industrielle du pays, estiment plusieurs économistes.

Les officiels présents à la cérémonie étaient le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, l’ambassadeur de France, SEM Jean-Marc Grosgurin – qui a tenu à rappeler qu’une entreprise française (AMR) a signé depuis un an un contrat d’amodiation avec la SMB –, le président du conseil d’administration du consortium SMB-Winning, Fadi Wazni, le directeur général de la Société minière de Boké (SMB), Frédéric Bouzigues, et des représentants de Winning Africa Logistics et de Winning Guinée.

La première convention porte sur de nouvelles productions et exploitations de bauxite à Houda et Santou II, dans la préfecture de Télimélé. Le consortium projette de produire 10 millions de tonnes en 2022 et jusqu’à 30 millions de tonnes en 2024. Ces mines s’ajouteront à celles qui sont déjà exploitées par le consortium dans la préfecture de Boké.

La deuxième convention concerne la construction d’une voie ferrée de 135 km qui va relier Santou au port fluvial de Dapilon bâti par le consortium. La voie ferrée sera opérationnelle en 2022. Traversant quatre préfectures et sept sous-préfectures de la zone économique spéciale de Boké, le corridor ferroviaire sera également un corridor économique. Il favorisera le développement de l’agriculture et le transport de produits agricoles dans les localités desservies. À terme, ce corridor sera la véritable épine dorsale d’un hub économique plus large. Grâce aux voies routières existantes qui croisent son tracé, la voie ferrée profitera à plusieurs autres localités ainsi qu’à divers sous-traitants et PME. Son coût est estimé à 1,2 milliard de dollars. Pour mener à bien la construction de ce projet d’infrastructure plus qu’ambitieux, des milliers d’emplois seront créés et bénéficieront au marché du travail local.

La troisième convention porte sur la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine d’une capacité annuelle d’un million de tonnes. Ce sera la première usine de transformation basée à Boké, région du monde la plus riche en bauxite. La raffinerie apportera une forte valeur ajoutée à travers la filière de transformation locale qui sera créée, servant la montée en gamme industrielle de la Guinée.

L’exploitation d’abondantes ressources minérales guinéennes doit désormais se traduire par l’essor industriel de plusieurs secteurs économiques.

Les trois conventions traduisent la volonté du président de la République, le Pr Alpha Condé, de faire du secteur minier un levier pour le développement des autres secteurs économiques et un tremplin pour l’industrialisation de la Guinée. Il s’agit de créer un tissu économique solide grâce à la transformation locale des minerais et soutenir la diversification de l’économie. Trop de pays en Afrique et dans le monde ont vu s’effondrer leur économie pour s’être bâtie sur la seule rente d’une matière première stratégique et abondante dont les cours mondiaux ont chuté brusquement.

Dans le nouveau projet de SMB-Winning, de nombreuses entreprises guinéennes opérant dans le génie civil, l’ingénierie ou l’exploitation minière seront associées au consortium pour la sous-traitance. Les communautés locales, dont plusieurs bénéficient depuis 2015 de projets de développement financés par la SMB à Boké, sont en première place pour profiter des multiples retombées socioéconomiques du complexe formé par les mines de Houda et Santou II, la voie ferrée et la raffinerie. L’originalité du projet est l’appui apporté par le couloir ferroviaire au développement agricole dans la zone économique spéciale de Boké. La production, le transport et la commercialisation des produits agricoles seront intensifiés dans le corridor grâce à un programme couplé au chemin de fer minéralier. Le consortium SMB-Winning contribuera ainsi à l’autosuffisance alimentaire en Guinée, qui aura longtemps été un serpent de mer dans ce pays dont l’abondance des terres noires fertiles est pourtant légendaire.

Le consortium SMB-Winning, leader du secteur minier guinéen

On a vu des sociétés minières lambines dans la phase de construction passer dix ans à transformer leur permis d’exploitation en réalité. Le consortium SMB-Winning, né en 2014, n’y a mis qu’une année, grâce à ses capitaux et à son incroyable capacité de travail mais aussi au savoir-faire et à cette célérité propre à de nombreuses entreprises asiatiques, qui sont des vecteurs de croissance et de développement dans plusieurs pays. En deux ans, sa production de bauxite a fait tripler la production annuelle totale de la Guinée et a positionné le pays dans le peloton de tête à l’échelle mondiale.

Et pourtant, que de vents contraires bravés par le Consortium SMB-Winning, que de troubles fomentés sur le terrain pour freiner ses activités ! Patiemment et plein de bonne volonté, ses dirigeants ont su instaurer un climat de confiance avec les communautés locales et un dialogue social continu avec les travailleurs, ce qui a permis de réduire les conflits sociaux et de trouver des solutions rapidement dès lors que des tensions apparaissaient.

Le consortium SMB-Winning a créé 9 000 emplois directs et 50 000 emplois indirects en trois ans. Depuis sa création, SMB-Winning a investi plus de 1.5 milliard de dollars US dans ses activités extractives dans la région de Boké.

Le consortium a également construit de nombreuses infrastructures routières viables à Boké ainsi que des centres de santé, des écoles et des points d’eau potable pour les communautés locales. Son centre opérationnel et de contrôle récemment inauguré à Kamsar gère toute la chaîne logistique et la navigation maritime et fluviale dans la région de Boké. Son centre de formation permet au personnel guinéen et chinois qui doit assumer des responsabilités techniques ou opérationnelles accrues dans le consortium de développer leurs compétences professionnelles.

Le nouveau projet du consortium SMB-Winning a une portée historique tant par ses innovations que par sa dimension. Sa raffinerie d’alumine sera la première de la Guinée indépendante – celle de Fria, bien modeste, est un héritage de la colonisation. En 2022, le projet et sa chaîne de valeur propulseront la Guinée dans l’ère industrielle en ouvrant une page importante de la transformation locale.

Avec ses réserves de bauxite estimées à 42 milliards de tonnes, le pays est sur une rampe de lancement pour le décollage économique et industriel et dispose de bons atouts pour son émergence.

JT Du 10 Decembre

Guinée-Conakry: Tenue du 3ème forum régional sur le développement local en zones extractives

Guinée-Conakry: Tenue du 3ème forum régional sur le développement local en zones extractives
 

Après les deux premières éditions organisées au Burkina Faso et au Ghana, la Guinée a abrité  le troisième forum régional le 4 décembre 2018.

«Le renforcement du développement local et du pouvoir économique des femmes et des jeunes en zone extractive», a été le thème central de cette troisième édition dont le coup d’envoi a été donné par le ministre guinéen des Mines et de la Géologie.

 

Dans son intervention, le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba a rappelé que depuis 2010, le gouvernement guinéen s’est engagé résolument à opérer des réformes sur le plan réglementaire et législatif afin que les communautés locales et l’ensemble des populations guinéennes, surtout les femmes et les jeunes, puissent bénéficier des retombées de l’exploitation minière.

 

De plus, selon le ministre Magassouba les investissements dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest, devraient servir de catalyseur pour la croissance économique et le développement des communautés qui vivent en périphérie des installations minières.

 

En outre, le ministre Magassouba a annoncé que d’importantes ressources provenant des redevances minières comme le prévoient les textes en la matière seront mises à la disposition des collectivités pour enclencher leur développement économique et social.

 

Dans son allocution, la Directrice de CECI-Guinée, Rachel Gomez Camara a rappelé que ce forum s’est déroulé dans le cadre de la composante 3 du Projet d’Appui à la Gouvernance et à la croissance économique durable en zone extractive, abrégé AGCEDE qui porte sur le partage d’expériences, de connaissances et de bonnes pratiques. Et d’ajouter que le projet AGCEDE est financé par Affaires Mondiales Canada et mis en œuvre par le consortium EUMC-CECI au Burkina, au Ghana et en Guinée pour une durée de six ans.

 

Enfin, pour Rachel Camara, il a été question, entre autres, d’examiner et discuter des différents aspects complémentaires du développement local efficace dans les zones extractives, y compris la participation et l’inclusion, la transparence, la collaboration multipartite et les fonds de développement minier; discuter et partager des idées pour accroître les avantages des activités extractives pour les communautés directement touchées, en particulier dans le domaine des achats locaux.

Secteur minier: disparition de 191 milliards 864 millions de GNF entre la Douane et le Trésor public

Secteur minier: disparition de 191 milliards 864 millions de GNF entre la Douane et le Trésor public
Secteur minier disparition de 191 milliards 864 millions de GNF entre la Douane et le Trésor public

Une enquête réalisée par une équipe de 5 journalistes vient de révéler la disparition de la somme de  191 milliards 864 millions de GNF entre la Douane et le Trésor public. Le montant dont il s’agit résulte du paiement des pénalités liées aux infractions minières auquel la Société Bellzone était assujettie en 2014.

Depuis l’adhésion de la Guinée au processus international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), plusieurs rapports ont été produits par  l’ITIE-Guinée.  Dans ces documents qui donnent des informations relatives à tous les paiements des flux par les sociétés minières de la base au sommet, de nombreux écarts de déclarations de montants sont enregistrés entre les multinationales et l’Etat.

Parmi  les écarts constatés, le plus scandaleux, c’est celui  du  rapport ITIE 2014 qui suscite des interrogations sur la destination du fonds en question.

Constat dans le rapport ITIE 2014

En 2014, l’ITIE-Guinée avait identifié 45 sociétés sur la base de la hauteur du seuil de matérialité fixée à sept cent millions de GNF soit cent mille dollars américains pour lesquelles le périmètre prévoyait un exercice de rapprochements.

D’après ce rapport, sur les 45 sociétés minières ayant été répertoriées, seulement la Bellzone avait commis des infractions minières qui lui ont valu le paiement des 191 milliards 864 millions de GNF.

Les dispositions du contrat de  Bellzone

La convention entre l’État et la société Bellzone Holding signée en 2010 par le Général Sékouba Konaté, président par intérim de la transition d’alors, en  son article 1er,  prévoit  le développement, la préparation, le traitement, la transformation,  le transport et la commercialisation des gisements de fer de Kalia et la réalisation des infrastructures y afférentes.

Les infractions reprochées à la société Bellzone SA

Dans un document  produit le 18 février 2014 par les autorités douanières de la préfecture de Faranah, dont nous détenons copie, on reproche à la société Bellzone d’avoir mis  en circulation, en violation du Code des douanes, plus de deux cent véhicules et autres engins roulants  de marque Toyota land cruiser en IT et AT alors que le délai d’exonération de 6 mois était expiré depuis 5 à  7 ans, c’est-à-dire de l’année de recherche avant 2010,  jusqu’à la date de paiement.

Dans un courrier (référence : BZH/AOB/066/04/2014/Cky) adressé le 19 mai 2014 au directeur général des Douanes, le directeur général de Bellzone, Michel Rinaldi, reconnaît  le bien-fondé de l’application des pénalités, mais  sollicite leur annulation compte tenu de leur  bonne collaboration.

Toutefois, Bellzone paiera 191 milliards 864 millions de GNF à la douane guinéenne au titre des pénalités liées aux infractions minières qu’elle s’est rendue coupable. La preuve du paiement est rapportée sur la page 97, 4e ligne du rapport ITIE 2014.

Paradoxalement, l’Etat n’a jamais confirmé avoir reçu un montant quelconque lié à cette affaire. Dans les faits, c’est la Direction générale des douanes qui a  perçu le montant.

Le général Toumany  Sangaré mis en cause

Dans ce montant «le directeur général des douanes, le Général Toumany Sangaré, m’avait remis la somme de 10 millions de francs guinéens accompagné des menaces»,  nous a confié le commandant de douane, Kerfala Camara, l’un des agents ayant constaté et rapporté les infractions  auxquelles Bellzone s’est livrée.

Que dit  l’arrêté ministériel portant infraction Douanière

Dans cet arrêté N° 562 du 19/03/2013, portant sur la fixation les conditions et modalités de répartition des amendes et confiscations en matière de Douane, signé par le désormais ancien  ministre délégué  du budget, Mohamed Diaré, actuel président de la Cour des comptes,  dont nous tenons copie, il est dit à l’article 1, « aucun prélèvement de frais, ne peut être opéré s’il n’est pas justifié ». Dans le même document cette fois à l’article 2, il est indiqué que la répartition doit être de la manière suivante : Budget National 15%, Budget préfectoral 5%, Fonds de lutte contre la fraude douanière 25%, Fonds commun 5%, chefs hiérarchiques directs 8%, Saisissants 30%, Intervenants 4%, Mutuelle de Douanes 8%.
Plus loin dans l’article 3, il stipule que «le produit net à repartir dans une affaire contentieuse des Douanes ne doit en aucun cas être supérieur à 2,5 milliards de francs guinéens. En cas d’excédent, le ministre en charge de la Douane l’affecte au Budget National et/ou au Fonds de lutte contre la fraude douanière de l’Administration des douanes ».

En se référant à cet arrêté surtout avec l’instauration du guichet unique par Alpha Condé en 2011, la somme restante de 191 milliards 864 millions de GNF devrait être versée aux Trésors publics mais laquelle régie n’a rien déclaré dans le rapport ITIE 2014 concernant cette affaire. Alors qu’elle est la destination de ladite somme ?

Pour en savoir davantage sur la destination de ce montant, nous avons adressé des courriers au ministère des Mines ainsi qu’aux régies financières de l’Etat entre autres: la Direction nationale des mines, la Direction générale des  douanes, la Direction nationale du  Trésor et de la comptabilité  publique et à l’ITIE.  Partout, nous avons été confrontés à un refus total de communication des informations liées à cette affaire de détournement de fonds.

Mouvement des Gilets jaunes: Plusieurs communes ouvrent des cahiers de doléances

Mouvement des Gilets jaunes: Plusieurs communes ouvrent des cahiers de doléances
 

Les maires des communes françaises de moins de 3 500 habitants recueillent depuis le samedi 8 décembre 2018, les doléances des populations dans toute l’étendue du territoire.

On les avait peu entendus jusque-là dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Alors que les colères des manifestants sont pointées vers Emmanuel Macron et le gouvernement, les maires veulent se faire entendre, pour tenter d’apaiser les situations au niveau local.

À l’appel de plusieurs associations, dont celle des maires ruraux de France, de nombreuses mairies ont ouvertes leurs portes pour permettre à leurs administrés de venir exprimer leurs plaintes, leurs attentes, à l’oral ou par écrit en remplissant des cahiers de doléances spéciaux. Objectif : que ces récriminations soient ensuite remontées vers les préfectures ou les parlementaires. Mais aussi et surtout de permettre aux citoyens de mettre des mots sur leur colère.

« Ces gens ont besoin d’être entendus, pas seulement les gilets jaunes d’ailleurs mais aussi ceux qui sont agacés par les blocages », témoigne Olivier Damez, premier édile de Coufouleux (Tarn). Dans sa commune, une réunion publique a été organisée il y a une quinzaine de jours en présence du député de la circonscription. Le ton est souvent monté entre les 300 participants, dont la moitié de Gilets jaunes.

Le manque d’écoute et le sentiment de mépris reviennent d’ailleurs souvent dans le discours des Gilets jaunes. Mais c’est surtout Emmanuel Macron, le gouvernement et la majorité dans son ensemble qui sont visés. « Ce qui arrive n’est pas récent, ça remonte au moins à dix ans mais il y a un trop-plein à force de ne pas écouter les gens », soupire Michel Delépine, le maire de Mers-les-Bains dans la Somme. Pour l’opération plus de 10 000 communes rurales sont concernées et attendent patiemment l’allocution du président français lundi 10 décembre dès 20h.

Bicéphalisme à l’USTG : Abdoulaye Camara demande à « œuvrer pour le rassemblement »

Le bicéphalisme qui mine l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) continue de prévaloir, même si les appels à l’unité ne manquent pas. Cette centrale syndicale, version Abdoulaye Camara, s’est retrouvée ce mardi, 4 décembre 2018, à la Bourse du travail, à Kaloum, pour se pencher sur l’actualité. Ses membres ont saisi l’occasion pour apporter leur soutien à Abdoulaye Camara et au bureau exécutif élu récemment à Mamou, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre de ce mardi a réuni de très nombreux syndicalistes de l’USTG, version Abdoulaye Camara, dont le bureau exécutif a été mis en place le 28 octobre dernier à Mamou. Cette réunion intervient quelques semaines après l’élection d’un autre bureau exécutif à Conakry, dirigé par Abdoulaye Sow, Aboubacar Soumah et autres.

Cette rencontre a pour objectif d’apporter au bureau mis sur pied à Mamou et peaufiner de nouvelles stratégies afin d’harmoniser leurs efforts pour obtenir de meilleures conditions de travail.

À l’entame de son discours, le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Camara a remercié et félicité touts les responsables des structures syndicales présentes. Selon lui, « ils ont les acteurs de la victoire face aux interminables et infinies tergiversations qui ont caractérisé l’organisation du congrès national de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée.

En allant au congrès, nous savions les grands défis que nous devions désormais affronter face aux disparités et aux faiblesses qu’a connu notre organisation ces dernières années, faiblesses qui avaient conduit l’USTG presque au bord du gouffre. Aujourd’hui, si la distinction me revient pour avoir obtenu vos suffrages de diriger une si puissante centrale syndicale, c’est à vous et vous seul travailleurs et travailleuses, affiliés à l’USTG, que i revient cet honneur ».

Par ailleurs, Abdoulaye Camara est revenu l’élection d’un second bureau exécutif, à l’occasion d’u congrès tenu du 19 au 21 novembre dernier. Ce bureau exécutif bis, qui a comme président d’honneur, Louis M’bemba Soumah, est décrié par Abdoulaye Camara. « Nous sommes allés à Mamou parce que le congrès a été convoqué laba par l’ex secrétaire général de l’USTG, Louis N’Bemba Soumah. Comme vous le savez, Abdoulaye Sow avait fait une désaffiliation à l’USTG.

En matière de syndicat, quand tu te désaffilies, il faut faire une ré-affiliation. Au moment où nous tenions les réunions au cours desquelles on a pris l’initiative de faire le congrès à Mamou et, de façon unanime, ses camarades n’étaient pas parmi nous. Donc, aujourd’hui, je considère qu’ils ne sont pas de l’USTG, parce qu’ils n’ont pas fais leur lettre de ré-affiliation. Je vais mettre la balle à terre, je vais demander à nos camarades de continuer à œuvrer pour le rassemblement », a lancé Abdoulaye Camara.

Pour sa part, Hadja Kadiatou Diallo, secrétaire générale régionale de l’USTG, a dit qu’il n’ya qu’un seul bureau exécutif, celui qui est élu à Mamou. « Déjà, le congrès a été convoqué à Mamou. Il a bel et bien eu lieu à Mamou avec touts les honneurs, avec toutes les représentativités. Toutes les structures à la base reconnaissent que notre secrétaire général, élu à Mamou, c’est le général Abdoulaye Camara, c’est lui que nous reconnaissons et c’est lui qui est légal », a martelé la syndicaliste.

De son coté le secrétaire général de la fédération des transports et mécaniques, affiliée à l’USTG, prône l’unité des syndicalistes guinéens pour pouvoir défendre les intérêts des travailleurs. « Il y’a le bicéphalisme qui gangrène, qui se voit aujourd’hui au niveau de l’USTG. Cela affaiblit un syndicat. Lorsque le syndicat est divisé, ce sont les travailleurs qui ont tout à perdre. Notre intérêt, c’est de lutter contre ce fléau. Nous devons tout faire pour rassembler tout le monde. Mais, lorsque les intérêts personnels se mêlent, nous n’avons pas intérêt. Donc, notre combat, c’est comment unir tout le monde pour développer le dialogue social ».

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Conakry : plusieurs acteurs planchent sur la croissance économique durable en zone extractive

Le forum sur le renforcement du développement local et du pouvoir économique des femmes et des jeunes en zone extractive a été lancé ce mardi, 04 Décembre 2018, à Conakry. Ce forum de deux jours regroupe des délégations venues du Ghana, du Burkina Faso et de la Guinée et vise les gouverneurs des régions administratives, les préfets, les responsables miniers et les représentants des pays participants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, qui a lancé les travaux au nom de son collègue de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Cette initiative, organisée en partenariat avec l’Appui à la Gouvernance et à la Croissance Economique Durable en zone Extractive (AGCEDE), va permettre aux participants de se prononcer sur « la croissance économique durable en zone extractive ».

Dans son discours, madame Rachel Gomes Camara, directrice du CECI, a félicité le gouvernement pour le thème de ce forum, intitulé « le renforcement du développement local et du pouvoir économique des femmes et des jeunes en zone extractive ». Ensuite, la directrice du CECI a dit que « le présent forum se déroule dans le cadre de la composante 3 du projet d’Appui à la Gouvernance à la Croissance Economique Durable en zone Extractive (AGCEDE) qui porte sur le partage d’expériences, de connaissances et de bonnes pratique ».

Parlant des chiffres que le projet a réussi à mettre en œuvre dans la zone de Boké, la directrice du CECI a expliqué que « pour accompagner les activités du projet et assurer la pérennisation des acquis, 2040 personnes, dont 778 femmes, ont été formées à l’esprit d’entreprise ; 20 entreprises ont été créées, dont 6 appartenant à des femmes ; 84 groupements d’intérêt, constitués majoritairement de femmes, ont été appuyés ; 69 petites et moyennes entreprises ont été appuyées, et 9 d’entre elles ont décroché des contrats avec des sociétés minières ; 605 personnes, dont 115 femmes, ont trouvé de l’emploi au sein des PME et des Groupements d’Intérêt Economique (GIE) appuyés par le projet ; 45 maitres artisans ont été formés dans la mécanique, la chaudronnerie, la maçonnerie et la menuiserie. Ces formations intègrent aussi les modules sur l’esprit d’entreprise, l’égalité entre hommes et femmes et l’économie verte ».

Pour sa part, le ministre des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, a rappelé l’objectif de l’exploitation minière pour notre pays. « Les mines doivent contribuer à la diversification de l’économie, à la réalisation des croissances inclusives. Et, dans le cadre de la réalisation de cette croissance inclusive, un focus doit être mis sur les jeunes, les femmes, pour que les couches vulnérables puissent être effectivement prises en compte dans la contribution des mines au développement économique de la Guinée. Nous allons encourager les porteurs de ce projet, et en particulier, remercier le gouvernement Canadien pour son appui dans le cadre de la mise en œuvre du projet ».

En outre, monsieur Magassouba a fait savoir que « pour que ce projet contribue effectivement au renforcement des capacités, en termes de gouvernance locale, à l’inclusion des femmes et jeunes dans le développement, qui est aujourd’hui en cours dans la région de Boké, il faut que les jeunes et les femmes soient effectivement pris en conformité avec la priorité donnée à ces couches-là par le président de la République au cours de ce mandat ».